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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 14:19

Et oui, en marge de son coup de com' lié au bilan rendu par la Sacem, sur l'expérimentation Sacem/CC, des éléments de preuves semblent bien démontrer que Jamendo a commandé une publicité par faux profils Twitter.

Vous connaissez peut-être cette pratique assez douteuse consistant à acheter des followers qui vont à minima relayer votre info (ou simplement suivre votre compte). Je vous recommande d'ailleurs ce très bon article de PC-Impact, qui reprend les éléments d'une étude menée par Barracuda Labs sur 72.000 faux comptes twitter.

En regardant un peu les tweets sur le widget de www.jamendo.fr, j'ai remarqué la récurrence d'un message : "Creative Commons : Jamendo doute des intentions de la Sacem" suivie d'une adresse URL réduite. J'ai aussi vite remarqué que les photos des profils (très style "banque d'images") revenaient sur plusieurs comptes. Le contenue des comptes twitter a ensuite fini de me convaincre qu'ils s'agissaient bien de fake. D'ailleurs voici par exemple d'où provient la photo du faux-compte faxepert (voir ci-dessous) : lien.

Voici quelques comptes, avec photos des faux-tweets :

https://twitter.com/FxConf

https://twitter.com/faxexpert

https://twitter.com/JeanGrenett

https://twitter.com/JeanOlivierMart

https://twitter.com/MichelCrouets

https://twitter.com/FxConf

https://twitter.com/DescheminSophie

https://twitter.com/EricPoivron

https://twitter.com/OlivierChiris

faux-tweets.pngIl est facile de trouver des sites proposant ce genre de services (selon lemondeinformatique.fr l'achat d'un pack de 100 contacts twitter coute environ 15 dollars). Cette nouvelle affaire rappelle forcément les forts soupçons qui pesaient déjà sur Jamendo concernant ses like facebook, ainsi que sur les sérieux doutes sur l'exactitude des statistiques d'écoutes du site.

Des méthodes assez indignes qui démontrent surtout la fragilité de Jamendo, obligé de s'abaisser à acheter des contacts twitter pour avoir une communication efficace...

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 19:07

http://www.numerama.com/media/attach/nijamendosacem.jpgComme disait Audiard, "c'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnait." :)

Il est toujours aussi hallucinant de lire Jamendo...

Pour resituer le contexte, vous avez peut-être entendu que la Sacem a décidé de reconduire la très contreversée expérience "d'ouverture" aux licences Creative Commons jusqu'en 2015. Sans doute y a-t-il un petit lien avec la création de la C3S en Allemagne (dont je reparlerai très prochainement) qui va devenir la première Société de gestion de droit d'auteurs Libre, en opposition avec la Gema (l'équivalent de la Sacem).

Dans un magnifique communiqué, Jamendo a décidé de réagir :

"La Sacem soutient-elle réellement les licences libres ?

Suite à son accord signé avec Creative Commons début 2012, la Sacem vient de communiquer, selon ses dires, "Un premier bilan satisfaisant" de cette expérimentation (Voir le communiqué officiel de la Sacem : www.sacem.fr/cms/home/la-sacem/derniers-communiques-2013/sacem-et-creative-commons-renouvellent-leur-accord-septembre2013 ).

Cependant, l'observation des chiffres annoncés laisse entrevoir un tout autre constat, tant le bilan est décevant. La Sacem indique dans son communiqué de presse qu'en 18 mois, "713 œuvres ont été placées sous licences Creative Commons par 60 auteurs compositeurs (...) membres de la Sacem".

En d'autres termes, il y aurait eu moins d'oeuvres publiées sous ces licences par la Sacem en 18 mois qu'en une semaine sur Jamendo...

La Sacem avait pourtant été alertée par la communauté et notamment par Jamendo, premier service de musique sous licences Creative Commons (ndla: non, c'est toujours aussi faux. D'un point de vue comptable, loin devant, c'est Archive.org), que les conditions mises en place par la Sacem encadrant l'utilisation des licences Creative Commons étaient bien trop restrictives pour ses membres.

En effet, seules les trois licences Creative Commons les plus restrictives ont été retenues par la Sacem, et ce choix ne permet pas aux artistes de promouvoir leur musique via les plateformes de diffusion les plus populaires, ayant souvent un but commercial. Pourtant Jean-Noël Tronc, Directeur général de la Sacem, précise dans le communiqué que "l'objectif est toujours le même: laisser à nos membres (...) le choix le plus large concernant les modalités de protection de leurs créations"; alors que dans les faits, la Sacem semble vouloir agir au mieux pour conserver son monopole sur la gestion des droits d'auteur, voire potentiellement décrédibiliser les licences libres.

Passer outre le succès des licences Creative Commons en se focalisant sur un bilan mitigé ne permet pas de se faire une réelle idée du potentiel de ces licences dans la musique.

Sur Jamendo, 30 000 artistes ont choisi de publier 400 000 oeuvres sous ces licences et plusieurs centaines y sont publiées chaque jour. Grâce au modèle économique basé sur le licensing, Jamendo génère chaque mois des revenus pour plusieurs milliers d'artistes et séduit un nombre de plus en plus important de clients à travers le monde.

Il est tout aussi étonnant de relever que, malgré le bilan décevant du projet pilote avec Creative Commons, la Sacem n'a pas manifesté de volonté de se rapprocher des plateformes de diffusion commerciales, alors que Jamendo a déjà signé des accords pour ses artistes avec des sociétés de gestion collective étrangères comme ASCAP et BMI aux États-Unis ou la TEOSTO en Finlande. Jamendo soutient également le projet C3S, société de gestion alternative et adaptée aux nouveaux usages numériques.

Les artistes voient dans les licences Creative Commons une opportunité de faire découvrir leur musique, de trouver leur public, et de financer leur passion. Les licences libres constituent à ce titre un formidable outil de partage de la connaissance et de l'art."

Jamendo est convaincu qu'au delà de permettre la gestion libre de la musique par les artistes, les Creative Commons apportent le dynamisme vital au marché de la musique qui souffre de l'inertie de ses acteurs historiques."


De manière globale, et en me basant uniquement du côté de Jamendo, je trouve un tel communiquer bien maladroit dans les mots choisis et peu stratégique. Mais je ne suis pas Chargé de Communication chez Jamendo S.A. :)

http://www.laquadrature.net/wiki/images/8/8c/Sacem.pngPar contre, il est choquant de voir Jamendo parlait ainsi : "La Sacem avait pourtant été alertée par la communauté et notamment par Jamendo". Ah bon ?! Et depuis quand ? J'avais ici même dénoncé le silence radio de Jamendo lors de la mise en place du dispositif d'expérimentation Sacem/CC ! Et que dire l'usage du mot "communauté" :( Si Jamendo pense à la "communauté" des défenseur des licences libres et de la musique libre, je leur rappelle que la réaction c'est faites sans eux, car ils n'y ont pas été associé ! Et si on parle ici de la "communauté" du site Jamendo, je leur rappelle aussi qu'ils y ont mis fin le 24 avril 2012.

"En effet, seules les trois licences Creative Commons les plus restrictives ont été retenues par la Sacem, et ce choix ne permet pas aux artistes de promouvoir leur musique via les plateformes de diffusion les plus populaires, ayant souvent un but commercial" bin c'est peut-être tout le problème mon bon môsieur : le "but commercial" vu que le but des licences libres est avant tout la libre diffusion...

"...dans les faits, la Sacem semble vouloir agir au mieux pour conserver son monopole sur la gestion des droits d'auteur, voire potentiellement décrédibiliser les licences libres" choquant ! Quand on sait que Jamendo a fait bien plus de mal en 4 ans à la musique libre... Je signale à Jamendo qu'une entreprise qui a surprimé le choix des Licences Art Libre et Domaine Public de son site n'est pas la mieux placée pour parler de décrédibilisassion des licences libres. Tout comme j'aurai pu parler de la disparition du téléchargement et de la diffusion P2P ou des contraintes supplémentaires ajoutées aux auteurs par le dernier remaniement des CGU (l'impossibilité de communiquer sur les autres sites où les albums d'un artiste sont hébergés, sur tous les supports de communication de Jamendo sous peine de bannissement).

'...malgré le bilan décevant du projet pilote avec Creative Commons..." Oui bin au moins eux ils en ont fait un de bilan et ils l'ont rendu public.

http://www.framablog.org/public/_img/others/.cultural-commons-collective-society_m.jpg"Jamendo soutient également le projet C3S" Première nouvelle ! Bah pas étonnant, Jamendo a toujours ambitionné de devenir une "Sacem CC", dès le début. Mais je conseille tout de même à Jamendo de relire les satuts de C3S, car ils sont clairement dans le collimateur de ces derniers ;)

Bref, un communiqué dans la droite ligne de la potique de communication Jamendo : avancer caché quant à ses intentions réelles, avec des demi-vérités dites à demi-mots :(

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Published by ChefGeorges - dans Le livre noir de Jamendo
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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 16:48

Je sais, je sais, j'en ai déjà parlé (un peu, lol). Sauf que là les suspicions et doutes autour de la validité et de la véracité des statistiques d'écoutes des albums sur Jamendo sont de plus en plus fortes !

Et comment ne pas être dubitatif et même incrédule devant les excellentes stats dont bon nombre d'artistes sur Jamendo se félicitent régulièrement. Des artistes fraichement débarqués sur Jamendo, avec leur premier album (uploadé nulle part avant), arrive en très peu de temps a accumulé des courbes exponencielles d'écoutes et de téléchargements. Pourtant, le système de "recherche" d'albums sur Jamendo est tout simplement merdique (oui "merdique" devient un terme technique avec Jamendo, lol). Chose encore plus étrange avec de "vieux" albums.

Dans le plus grand secret (que les plus mordus à djbouly connaissent), en 2009, j'ai sorti un album unique sous un autre compte artiste. Album pour lequel je n'ai jamais signé la moindre certification ni même jamais adhérer à un quelconque programme JamendoPRO. Je n'ai également fait aucune publicité, ni en 2009, ni les années suivantes, pour cet album (ça faisait partie du concept). Néanmoins l'album a eu une belle petite vie (dû à "l'age d'or" de Jamendo, à l'époque où une communauté le faisait encore tourner). Je l'ai conservé comme "album test" sur Jamendo. Voici les résultats effarants :

http://nsm08.casimages.com/img/2013/09/05//13090505180313239311526379.pngVous remarquerez que la courbe augmente très nettement à partir d'avril 2012, soit la date de mise en service de la version 3 du site. Si on prend ne compte le fait que le premier mois de mise en service a été calamiteux, avec un forum déconnecté et des milliers de liens brisés, c'est très surprennant...

D'autant que depuis 2009, l'album a eu toooout le temps de tomber dans les limbes de l'oubli sur le site :/

http://nsm08.casimages.com/img/2013/09/05//13090505180313239311526380.pngC'est chiffres n'ont absolument aucun sens ! J'aurai eu 4 fois plus d'écoutes et de téléchargements en 1 an que pendant les 2 premières années de mise ne ligne ?? Et pour un album complètement ignoré, à la communication inexistante ! De qui se moque-t-on ?!

Regardez également les téléchargements :

http://nsm08.casimages.com/img/2013/09/05//13090505191713239311526384.pngMis en parallèle de ses autres stats c'est tout aussi troublant :

http://nsm08.casimages.com/img/2013/09/05//13090505180313239311526381.pngLe nombre de playlisteurs, d'ajouts aux favoris et de fans et bien trop ridicule...

Et puis, et puis... oui et puis mettre ça à côté des stats d'audiences du site Jamendo renforce un peu plus les doutes légitimes...

J'ai eu aussi par email d'autres artistes qui m'ont envoyé des captures évocatricites comme ces courbes d'écoutes parfaitement rectiligne, ou ces stats d'écoutes sur des albums masqués. N'hésitez pas à me contacter à ce sujet d'ailleurs, je compte bien accumuler un max de preuves sur le sujet.

En effet, les très bonnes stats d'écoutes et de téléchargements sont devenues ces derniers mois l'arguments massue de Jamendo (ou le dernier...). Mais il est clair qu'ils sont faussées.

Dernier "petit" détail : le menu des statistiques de Jamendo a subit une légère modification, sans que qui que ce soit en ait été averti : il n'ai plus possible de connaitre la provenance des écoutes :)

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 10:09

L'étrange communication-poubelle de Jamendo de ces dernières semaines va me permettre d'aborder un sujet qui, je l'espère, éveillera un peu les consciences...

Commençons par cette "pub", la voici :http://nsm08.casimages.com/img/2013/08/19//13081910462913239311476621.png

Pour les fâchés de l'anglais, voici la traduction :

"J'ai acheté le CD parce que j'ai aimé le single.

Le reste de l'album est de la merde." (oui c'est grossier, lol)

On passera sur les droits à l'image dûs à une série US (mais bon comme chez Jamendo le droit d'auteur on s'en tamponne, lol), ce qui m'a au final interpellé c'est le message derrière le "slogan". Il est appuyé par le commentaire officiel : "Dawson still buys CDs hahaa!" Bref, Jamendo semble l'affirmer : la musique ça ne s'achète pas !

Sur le principe ce n'est pas faux. Après tout la musique est un bien commun et universel. Sauf que dans la pratique, et dans l'état actuel des choses, un auteur qui veut vivre de sa musique ne pourra pas la rendre complètement gratuite. Quant bien même il arriverait à diffuser gratuitement sa musique sur le net, ses concerts ne pourraient qu'être payant (par exemple).

Le drame est que Jamendo distille l'idée selon laquelle "licence libre = gratuité". Ainsi j'ai pu constaté que de nombreux utilisateurs de Jamendo avait clairement cette vision faussée des choses. Par exemple, j'ai eu des reproches de certains qui m'accusaient de "tromper" mes lecteurs en leur proposant des albums sous licences libres... mais payant ! Et il est quelques fois très difficile de faire comprendre à ceux-ci qu'une licence libre permet simplement la "libre diffusion" d'un album après téléchargement. Ainsi il apparait qu'un nombre croissant d'internautes pensent que la gratuité est un dû en matière de musique libre :/

Au tout début de Jamendo les dons aux artistes étaient clairement mis en avant. On expliquait même aux auditeurs en quoi le don était un acte responsable, servant aussi bien la cause des artistes que de la Musique Libre. Une époque révolue... En effet, il faut vraiment le vouloir (et savoir que c'est possible !) pour faire un don sur Jamendo (petit bouton discret sur la page de l'auteur, que la politique du "oriented track" de Jamendo n'encourage pas à consulter). D'ailleurs, la majorité des nouveaux inscrits n'utilisent même pas cette "option", aucun bouton n'apparait ensuite sur leurs pages.

Seulement voilà, un auteur qui crève de faim a ensuite d'autres priorités que la musique :( C'est d'autant plus absurde de propager le dogme du "tout gratuit" que le fait d'acheter un album libre est souvent bien moins cher qu'un téléchargement sur iTunes ! Pour exemple, le dernier album que j'ai acheté sur Bandcamp m'a couté 5€ pour 15 titres :) et pas de mauvaises surprises, vu que j'ai pu l'écouter en entier avant de me décider. D'autant que 95% va directement dans la poche de l'auteur, qui la plupart du temps ne manquera pas de vous en remercier par email ;)

Bref, là encore Jamendo ne sert absolument pas la cause des auteurs en imposant la gratuité et surtout par son discours rétrograde sur la question. Il aurait pourtant été simple de développer et de mettre plus en valeur le système des "boutiques" qui existait sous la version précédente. Mais comme Pierre Gérard l'a déjà indiqué dans des interviews, www.jamendo.com n'a finalement qu'un but : grossir un catalogue de titres libres pour JamendoPRO.

Il est vraiment bien triste qu'aucun concurrent sérieux ne montre le bout de son nez... et ce n'est pas les péripéties du développement de Dogmazic3 qui sont pour rassurées...

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 23:25

C'est quant même extraordinaire l'amateurisme de cette entreprise basée au Luxembourg, je parle bien entendu de Jamendo S.A.

Le 5 juin dernier, sur la page officielle facebook de Jamendo on pouvait découvrir une étrange publicité au slogan plus que douteux : "La Musique c'est ma drogue, Jamendo est mon dealer". Suis-je vraiment obligé d'expliquer en quoi le message est dégradant et déplacé ?

C'est d'une maladresse incompréhensible ! Mais y-a-t-il quelqu'un qui dirige le navire Jamendo ? Ici on traite avec légèreté des sujets aussi lourds que la drogue et son commerce, tout en diffusant un message assez floue. En effet, Jamendo donne-t-il à penser que la musique peut provoquer des formes de dépendance ? Si oui, est-ce moralement acceptable que de se positionner comme "dealer" ?

Oui je grossis le trait. Mais même en étant plus "souple", que veut dire Jamendo, quel est le message ? Par définition un dealer désigne un vendeur de produits illicites dont le business repose sur une structure pyramidale. Que dois-je en conclure ? lol. Et réduire la musique à un produit stupéfiant...

Au final ça traduit surtout la vision très consummériste que Jamendo a de la musique en générale et surtout de la Musique Libre. Tout simplement déplorable !

 

NB: des commentaires négatifs ont été éffacés par Jamendo et des comptes interdits de commentaires. J'ai sollicité facebook à ce sujet, mais je n'ai pour le moment reçu aucune réponse.

http://nsm08.casimages.com/img/2013/06/11//13061111484113239311284641.jpg


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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 21:24

Jamendo---Djbouly---Mozilla-Firefox_2013-03-09_21-26-44.pngJe l'ai déjà mentionné dans certains de mes articles mais j'ai décidé d'en écrire un qui revient sur cette véritable supercherie orchestrée par Jamendo pour défendre son fonds de commerce.

Lorsque vous téléchargez un album sur www.jamendo.com le bouton "Télécharger" a en sous-titre : "C'est gratuit et légal pour un usage privé"

Que doit-on comprendre par usage privé ? fondamentalement l'usage privé s'oppose à l'usage public. Pour bien comprendre prennons l'exemple du principe de la copie privée qui est en fait une exception au droit d'auteur, en vigueur notamment dans Union Européenne (détail intéressant : sauf au Luxembourg). Le cadre de la copie privée est celui de la famille et depuis peu des "amis proches" (cas de jurisprudences en France). Ce principe est bien connu de tout le monde, notamment pour les films. Ainsi, "l'usage privé" est un usage qui par définition restraint l'utilisation d'une oeuvre, ici musicale, à un cadre familial ou cercle d'amis proches. Notez également que Jamendo associe en plus cet "usage privé" à une utilisation non-commerciale des oeuvres.

A présent que l'on sait de quoi on parle, Jamendo a-t-il le droit d'utiliser ce principe d'usage privé et est-ce compatible avec les licences libres Creatives Commons ? Rappelons déjà ce que sont les licences libres CC. Déjà soyons très clair : Creative Commons est un complément au droit d’auteur. Les CC qui s’adressent aux auteurs souhaitant :

- partager et faciliter l’utilisation de leur création par d’autres
- autoriser gratuitement la reproduction et la diffusion (sous certaines conditions)
- accorder plus de droits aux utilisateurs en complétant le droit d’auteur qui s’applique par défaut
- faire évoluer une oeuvre et enrichir le patrimoine commun (les biens communs ou Commons).
- économiser les coûts de transaction.
- légaliser le peer to peer de leurs œuvres.

(Source : www.creativecommons.fr)

Si vous avez bien compris cela, vous avez aussi compris qu'une licence CC (ou autre licence libre) ne remplace pas le droit d'auteur et ne permet donc pas de "protéger" les auteurs. Les CC ont deux objectifs : 1) permettre une diffusion sans entrave de la musique, comme souhaité par un auteur, et 2) protéger là les auditeurs/téléchargeurs/partageurs de ces auteurs (contre par exemple des outils répressif comme Hadopi). Une licence CC a toujours une mention BY (Attribution) obligeant à citer le nom ou le pseudonyme de l'auteur. Elle offre également une autorisation non exclusive de reproduire, distribuer et communiquer l’oeuvre au public à titre gratuit.

Une licence CC comporte aussi 3 options :

  • NC (Pas d’Utilisation Commerciale, pour Non Commercial en anglais) signifie que le titulaire des droits se réserve les exploitations commerciales qui pourront être monétisées et négociées dans un contrat complémentaire. Sans l’option NC, le public pourra utiliser vos oeuvres à des fins commerciales sans demande d’autorisation préalable. La définition d’une utilisation commerciale dépend des cas et des secteurs.
  • ND (Pas de Modification, Non Derivative en anglais) signifie que le titulaire des droits ne souhaite pas que son oeuvre soit modifiée sans son autorisation.
  • SA (Partage à l’Identique, ShareAlike en anglais) implique que les utilisateurs qui modifient l’oeuvre distribuent la version modifiée selon la même licence.
    (Source : www.creativecommons.fr)

Déjà on comprend que la notion "d'usage privé" telle que définie plus haut n'existe pas pour les licences CC. En fait, elle existe seulement si un auteur décide de diffuser ses créations uniquement contre rémunération, là c'est le régime général du droit d'auteur qui s'applique, par exemple pour ceux inscrits à la Sacem. Et c'est bien normal, car un artiste qui fait le choix d'ajouter une licence CC le fait car il veut diffuser plus librement sa musique. Restreindre ensuite ces mêmes "droits étendus" par une notion "d'usage privé" n'aurait alors aucun sens.

Également, on comprend que la mention par Jamendo d'un "usage privé" ne peut pas non plus souffrir l'argument de la diffusion non-commerciale d'une oeuvre. Prenons un exemple : un auteur choisi la licence CC-BY-SA-ND. Dans ce cas, le public peut tout-à-fait utiliser son titre ou album publié sous cette licence à des fins commerciales sans demande d'autorisation préalable. Donc là encore, le principe d'un usage privé opposé à un usage commerciale ne peut pas s'appliquer, c'est impossible.

CCPlus---CC-Wiki---Mozilla-Firefox_2013-03-09_22-59-56.pngMais alors, pourquoi Jamendo a introduit cette notion "d'usage privé" ? Tout d'abord, il faut savoir que Jamendo vit à 95% de son activité de vente de licences CC+ (ou licensing). Avant de revenir sur ces CC+, notez que c'est par la plateforme pro.jamendo.com (JamendoPRO) que cela s'effectue. Donc un artiste qui s'enregistre chez Jamendo et uploade son album, choisira obligatoirement une licence CC qui s'appliquera pour le site www.jamendo.com. Mais il peut s'il le souhaite céder de manière non-exclusive la gestion de l'usage commerciale de son album. Sur le papier, JamendoPRO se contente de vendre son album à ses clients pour divers usages et reverse une partie de ces revenues à l'auteur. On comprend dès lors que Jamendo a tout intérêt à introduire une notion "d'usage privé" auprès aussi bien de ses clients que de ces auditeurs lambda. Sauf que, vous l'aurez compris, celle-ci est une pure invention de Jamendo et n'existe pas dans les licences CC.

Qu'est-ce que ces licences professionnelles CC+ ? Fondamentalement c'est très simple, tout comme une licence CC s'ajoute à vos droits d'auteur, une licence CC+ s'ajoute à votre licence CC et permet plus de permissions pour un usage commerciale et une monétisation de vos oeuvres (Source : wiki.creativecommons.org/CCPlus). Par exemple, un auteur distribue sur www.jamendo.com son oeuvre en CC-BY-NC. Il s'inscrit aux programmes JamendoPRO et signe un Contrat de distribution PRO (une licence CC+ en somme). Et bien désormais pour les clients utilisant le site pro.jamendo.com il devient possible de passer outre la restriction NC (non commercial) et même la clause BY (soit pour rappel l'obligation de citer le nom de l'auteur) n'est plus prise en compte. Le but est de permettre aux entreprises (avec l'aval des auteurs qui signent ce genre de contrats) de fournir un outil plus souple et permettant moins de contraintes pour vendre des licences. (Source : wiki.creativecommons.org/CCPlus)

Ce n'est pas l'aspect le plus glorieux des CC ni la meilleur idée de la Fondation Creative Commons. Mais ça existe, le tout est d'être bien au courant. Et là aussi le bas blesse pour Jamendo, qui a une communication très floue sur le sujet. Car vous comprenez bien que ces licences CC+ causent par la suite un problème aux artistes voulant sortir du système. Prenons là encore un exemple : un auteur diffuse un titre sous CC-BY-ND-SA-NC. Par JamendoPRO il ajoute en plus une licence CC+. Sur le site pro.jamendo.com, un client achète une licence CC+ de son single pour une durée de 2 ans. Mais au bout d'un an, quelqu'un repère son titre sur www.jamendo.com et décide de négocier en direct une utilisation commerciale contractuelle avec l'auteur (ce que permet la clause NC). Et bien le client JamendoPRO, détenteur de la licence CC+ est alors en droit d'interdire une telle utilisation, de par les droits très souples de sa CC+.

Pour conclure, il est clair que Jamendo donne là une image fausse et trompeuse des usages permis par les licences CC (et plus globalement de la Musique Libre) auprès de ses auditeurs. Communication déficiente et source de confusion que cautionne apparemment bon nombre d'artistes présent sur Jamendo. Ce qui est tout aussi condamnable.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 21:24

http://blogs.lesinrocks.com/chesterfield/files/2012/02/mouth-tape.jpg

PETITION : tiny.cc/petition-cgu-jamendo


Il y a eu un 24 avril 2012, la disparition de toute une communauté et de l'esprit jamendien. Il y aura aussi un 8 mars 2013 !

En effet, le 8 mars 2013, Jamendo va imposer de nouvelles Conditions Générales d'Utilisations (CGU) à tous ses membres. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que Jamendo montre un nouveau visage : celui d'un entreprise mégalo et décomplexée qui castre ses artistes, leurs paroles et leurs droits !

Morceaux choisis des pires passages (et je n'exagère rien !) du nouveau texte :

 

 

"3.1.3 - Droits concédés à JAMENDO
L'Artiste concède à JAMENDO à titre gratuit, de manière non-exclusive, pour le monde entier, et pour la durée de la mise en ligne des Œuvres, les droits de :
> reproduire et faire reproduire, fixer et faire fixer sur tout support, publier et faire publier, diffuser et faire diffuser, distribuer et faire distribuer ou transférer sous tout format les Œuvres et le Matériel remis par l'Artiste;
> adapter les Œuvres et le Matériel en tout format que ce soit pour les besoins de JAMENDO ou de ses partenaires ;
> utiliser les Œuvres et le Matériel sur tout support afin de promouvoir l'Artiste et JAMENDO ;
> monétiser les services JAMENDO par l'insertion de publicités pouvant ouvrir droit ou non à une rémunération pour les Artistes."

Notez que ce sont bien les CGU et NON LES CONTRATS DE DISTRIBUTION PRO ! donc c'est ce que vous signez simplement en uploadant un album sur Jamendo, sans vous inscrire ensuite à JamPRO.
Pourtant, on lit qu'ON CÈDE A JAMENDO l'utilisation de nos oeuvres pour"promouvoir (...) Jamendo", "monétiser les services de Jamendo PAR INSERTION D'UNE PUBLICITÉ (!!!) pouvant ouvrir droit OU NON à une rémunération".
En clair, Jamendo peut maintenant faire ce qu'il veut de vos oeuvres, sans vous demander votre avis, y compris utiliser un de vos titres sans votre permission pour ses pubs perso. Ça veut dire aussi qu'IL FAUT S'ATTENDRE A DE LA PUBLICITE DANS LE PLAYER JAMENDO, COMME POUR DEEZER, et que le seul moyen d'en recevoir des bénéfices sera de signer un contrat PRO, sinon rien !

Choquant ! C'est le principe du Freenium cher à Pierre Gérard, et ça signifie aussi la création prochaine d'une offre auditeur-prenium avec abonnement sur Jamendo ! Soit LA FIN PURE ET SIMPLE DU MODELE DE LA MUSIQUE LIBRE !!! En tout cas, pour Jamendo. Vous en doutez ? ne soyez pas naïf...


Article 3.1.1:
"L'Artiste a la possibilité de retirer l'ensemble ou une partie de ses Œuvres à tout moment via son Compte Artiste.
En tout état de cause, l'Artiste déclare être informé et accepte que les Œuvres ayant été téléchargées par les Utilisateurs ou tout tiers autorisé par JAMENDO avant leur retrait du Service seront susceptibles, après sa demande de retrait, d'être diffusées, échangées et reproduites par tout moyen. L'Artiste déclare garantir JAMENDO contre tout recours de tout tiers à ce titre."

 "TOUT TIERS AUTORISÉ PAR JAMENDO" ? QUI EST-CE DONC ?? et rendez-vous compte : même en retirant un album de Jamendo, on en perde définitivement le contrôle ! Notre droit d'auteur en prend un coup là ! Si pour les utilisateurs c'est normal (principe de la libre diffusion), ne sachant pas qui sont ces fameux "tiers autorisés par Jamendo" c'est plutôt flippant si la référence est faites aux clients de JamPRO !!!


Article 3.1.4 :
"L'Artiste s'engage à ne pas promouvoir de services concurrents de JAMENDO ou JAMENDO PRO sur les Services proposés et notamment, sans que cette liste soit exhaustive, les profils des Artistes, les pages consacrées à un Album ou à une Œuvre, les forums, les espaces de discussion, et les pages consacrées à JAMENDO ou JAMENDO PRO sur des services tiers (notamment réseaux sociaux)."

LA DICTATURE SELON JAMENDO !!!!!!!!! Consternant ! révoltant !!!!!!!

Jamendo, non content d'avoir fait voler en éclat la communauté il y a 6 mois, décide d'en museler les derniers vestiges ! Il faudrait creser un peu, mais à vue de nez net clause parait bien abusive.

 

Et là ce ne sont que 2 articles, j'aurai pu aussi vous citez la définition de l'article 1 qui met en place ce que j'ai toujours annoncé : la généralisation de la certification à tous les artistes de Jamendo, non-PRO compris. Ou j'aurai pu vous citer cet autre article qui protège Jamendo contre toute plainte pour non paiement des sommes dues aux artistes. Bref, ce texte est juste honteux et dangereux !


 


 

TRES SOLANNELLEMENT,

J'ENCOURAGE TRES VIVEMENT

TOUS LES MEMBRES DE JAMENDO A

LIRE AVEC LA PLUS GRANDE ATTENTION

LES NOUVELLES C.G.U. DE JAMENDO

AVANT DE SIGNER ,

 ET A USER DE LEUR DROIT LEGITIME

A QUESTIONNER OFFICIELLEMENT JAMENDO

SUR CES CHANGEMENTS MAJEURS.

 


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Published by ChefGeorges - dans Le livre noir de Jamendo
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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 20:31

Ils n'ont plus peur de rien sur Jamendo, même pas à mettre une interview de Pierre Gérard faites par le site du LABEL PUR (Hadopi) :/

Le pire, c'est que c'est un ramassis d'inepties consternantes ! (et accessoirement insultantes si vous êtes un tantinet militant du Libre).


Voici l'interview :

Donner la parole à Jamendo c'est bien, vérifier leurs dires c'est mieux la démonstration.


"Nous utilisions au départ la licence « Art Libre » que nous avons abandonné, et rapidement"

Normal, car la LAL (Licence Art Libre) est ce qui se rapproche le plus de l'esprit de la Musique Libre (avec la licence Domaine Public). Et si Jamendo l'a abandonné "rapidement" c'est qu'elle ne permet la vente de licence lowcost, le fonds de commerce de Jamendo.


"Cela nous a donné raison d’avoir choisi ce mode de protection de la création sur internet."

Pardon ? Les licences libres, CC en tête, n'ont jamais été crée pour protéger la "création" ou pour garantir le respect du droit des auteurs, mais pour protéger les utilisateurs ! Grande nuance, car le paradoxe c'est que les licences libres servent à protéger les internautes qui veulent télécharger, puis diffuser librement (y compris sur réseaux P2P) de système de répression comme Hadopi :/


"Il y a 6 licences « Creative Commons ». Elles sont toutes gratuites dans le cadre privé"

(...) Je n'ai rien compris ! que veut dire Pierre Gérard ? Elles sont gratuites, à l'usage ? Bien évidemment ce sont des licences LIBRES. Sous-entend-il qu'une musique en licence libre, CC par exemple, est forcément "gratuite" ? Si oui, c'est totalement faux ! Licence libre n'est en aucun cas synonyme de gratuité. Si il est vrai qu'une majorité font ce choix, un nombres conséquent d'artistes ne le font pas et propose des albums payant en CC (voir Bandcamp par exemple). Ce qui est libre en CC ou LAL c'est la DIFFUSION des œuvres. Autre aberration, la notion de "cadre privé" n'existe pas dans les licences libres, y compris les CC. C'est une invention de Jamendo, car un titre présent sous CC sur Jamendo peut tout-à-fait être utilisé dans un cadre "non-privé", commercial ou associatif par exemple. Où qu'on me prouve le contraire.


"Les artistes gardent l’utilisation commerciale, et c’est pour cela que nous avons un deuxième pilier d’entreprise, « Jamendo Pro », qui va les aider à commercialiser leurs musiques."

Oui, et comment les "aidez" vous ? Concrètement, comment ça fonctionne ? Est-ce que ça se limite à une présentation de 5 albums par semaines sur une page facebook peu suivi ? Très sérieusement j'aimerai bien savoir et j'aurai bien aimé qu'on pose la question à monsieur Gérard.


"Très généraliste, car nous rejoignions toute la génération Y"

Bien, vive l’opportunisme !  En 8 ans, je n'ai jamais entendu un collaborateur de Jamendo parler de ça, y compris c'est deux dernière année.


"Nous n’avons pas de produits « marketé »"

Hallucinant... déjà, quid de ce qu'est un "produit maketé" pour Jamendo ? et grosse contradiction avec ce qui est dit juste au-dessus : "car nous rejoignions toute la génération Y avec désormais un artiste Y qui (...) utilise les nouveaux outils de marketing pour être diffusé" :/ C'est aussi assez hypocrite à la vue du soutien appuyé de Jamendo à certains de ses "artistes stars", sans parler des tentative régulière de buzz médiatique (voir page facebook de Jamendo).


"Nous avons également organisé un concert le samedi soir avec We are FM et Kellee Maize à Cannes dans le cadre du Midem Off. Nous sommes une partie prenante du nouvel écosystème de la musique.[...] On apporte du contenu, on essaye de marketer le meilleur de tous nos contenus, on encourage les internautes à partager ces contenus sur les réseaux sociaux."

Oui, pas de "produits markétés" sur Jamendo, lol.


"L’originalité de Jamendo aujourd’hui est d’être une plateforme comme les autres finalement !"

Ce genre de slogans ineptes et sans aucun sens, calibrés pour une pub pour un yaourt, pur produit sophique, ça me dégoute profondément ! Je dirais plutôt que Jamendo n'a aucune ambition, si ce n'est d'augmenter son catalogue de musique libre pour augmenter ses revenues liées au licensing lowcost. La preuve ? le 24 avril 2012, Jamendo a tourné le dos à 85% de ses fonctionnalités de partages communautaires, et cela sans aucun regret ni état d'âme...

 

Pour donner vous aussi votre avis, voici le lien de l'article : http://blog.pur.fr/2013/02/jamendo-est-une-reponse-aux-nouveaux-usages-ou-la-notion-de-gratuite-est-bien-presente-pierre-gerard-jamendo/#comment-23

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 09:58

mib-jamendo.pngJamendo vient de se mettre tout seul dans une situation délicate et pourrait bien voir la suppression pure et simple de sa page facebook Jamendo.fr.

Revenons sur les faits...

Vendredi 16 novembre, l'administrateur de la page FB Jamendo.fr (le Community Manager je présume) a posté un petit concours permettant de gagner deux places pour le prochains festival A l'Ere Libre. Voyez-vous même :

http://nsm08.casimages.com/img/2012/11/19//12111910294013239310570767.pngProblème(s) : c'est en totale infraction avec les règles imposées par Facebook ainsi qu'avec la Loi Française. C'est bien simple, Jamendo n'en respecte pratiquement aucune ! Et c'est grave sur ce coup :/

1) Les concours directement sur les Fan-Page sont interdit. On ne peut pas créer de concours sur un mur FB et encore moins utiliser comme moyen de participation les "commentaires" sur celui-ci. Hors c'est exactement le contraire dans l'exemple de Jamendo.fr.

2) On ne peut pas conditionner l’inscription ou la participation d’un utilisateur à toute action à l’aide d’une fonctionnalité Facebook. C'est-à-dire qu'on ne peut pas imposer d'utiliser un "J'aime la page" pour pouvoir participer ou restreindre la participation. Hors, je suis la preuve que c'est tout le contraire car étant "banni" par Jamendo je ne peux pas y participer.

3) Pas de notification aux gagnants par FB. Là encore Jamendo est en total infraction, car le gagnant a été averti par le système de messagerie interne de FB.

4) FB impose tout naturellement d'être en complète conformité avec la Loi. Problème : le concours n'a pas été déclaré (ce qui rappelle l'affaire des Jamendo Awards 2011), aucune mention légale n'accompagne le message du concours.

Quelles risques pour Jamendo ? La suppression immédiate et sans préavis de la page FB, avec bien entendu tous ces fans, messages, etc. Bref une grosse bévue :/

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 17:20

http://adada.lu/wp-content/themes/gallery/images/pict500/jamendo3.gifJe sais, je sais... on va encore m'accuser de "trolling", d'acharnement thérapeutique sur Jamendo. Mais si je suis le seul (apparemment) à parler contre Jamendo, est-ce parce que je suis un vil troll ou parce que je préfère la parole au mutisme des "autres" ? N'y-a-t-il donc rien à redire à Jamendo ? Si oui, mais pourquoi, oui POURQUOI je devrais me taire ? Si tous ceux qui se taisent arrêtaient de faire l'autruche, se préoccupaient un peu plus du "bien commun", aurais-je encore besoin de jouer les Don Quichotte numérique ?... Je tenais à cette mise au point, un peu sévère mais juste.


A présent, parlons de ce qui m'amène de nouveau à parler de cette incroyable startup luxembourgeoise. Car c'est une petite expérience basée sur la liberté d'expression et la véracité de propos tenus que je vais mener... Avez-vous déjà lu la page Wikipédia de Jamendo ? non ? Et bien pour "l'un des principaux acteurs du mouvement de la musique libre" on ne peut pas dire que Wikipédia, icône libriste, ait grace aux yeux de Jamendo :) Pourquoi ? bah tout simplement parce que la page est truffée d'infos désormais érronées, dû au fait que personne chez Jamendo n'a cru bon de mettre à jour celle-ci depuis 2007... Ah mais non, attendez.... Ah si quelqu'un à mis à jour la page en 2010 pour dire "ouf, on ferra pas faillite!", lol. Allé, je vois bien que vous trépiniez d'impatience :)

«Jamendo est un site web qui propose des albums de musique en téléchargement gratuit. Les musiciens, qui autorisent cette gratuité pour les internautes grâce aux licences ouvertes, peuvent, s'ils le souhaitent, être rémunérés grâce aux dons des utilisateurs, au partage de 50 % des revenus publicitaires de Jamendo, ou encore grâce à la vente de licences d'utilisation commerciales de leur musique.

Le site Internet Jamendo est l'un des principaux acteurs du mouvement des musiques libres en France, avec un positionnement annoncé comme « le Red Hat de la musique libre ». Jamendo est une start-up, basée au Luxembourg. Elle a été financée fin août 2006 par Mangrove Capital Partners, les investisseurs de Skype. Fin 2008, Jamendo est entré en concurrence avec la SACEM et les éditeurs traditionnels en créant Jamendo Pro, un site annexe basé sur le principe de CC Plus qui propose des licences pour l'utilisation commerciale de la musique à des prix compétitifs.»

Alors déjà : le partage des revenus publicitaires n'existent plus depuis des années. La raison "offcielle" de cette décision purement arbitraire de Jamendo était que ceux-ci rapportaient (dans l'état) trop peu aux artistes et n'étaient donc pas satisfaisant. Sauf que les mêmes artistes n'ont jamais eu droit à un "meilleur système" de partage des revenus. Pour beaucoup la vrai raison est la mise en place de JamendoPRO. En effet, ainsi Jamendo pouvait gentiment contraindre ses artistes à se tourner vers un système de licensing obscur pour retrouver des revenus réguliers. Sauf que ça ne fonctionne que pour une minorité. On ne s'attardera pas sur le don, passé de "saint graal" en 2005, à "objet gadget" en 2012.

"Le site Internet Jamendo est l'un des principaux acteurs du mouvement des musiques libres en France"... Pardon ?? Alors déjà si vous lisez "musiqueS libreS" c'est normal et c'est s'en doute dû à une rectification de l'association Musique-Libre.org (Dogmazic), un véritable acteur du mouvement en France :) Mais ce qui choque bien entendu c'est que ce discours vous ne le lirez plus dans les communiqués officiels de Jamendo S.A. Car désormais la startup ne cache plus ses ambitions entreprenariales, bien loin de considérations "philosophiques" sur le concept de musique libre, ainsi que de la promotion de ce mouvement. Et on les comprend : vouloir vendre des licences d'un côté en étant militant de la Culture Libre... ça passe pas forcément très bien auprès des clients, lol.

La partie sur la "concurrence" vis-à-vis de la Sacem est aussi très drôle. Qui a bien pu écrire ça, lol ? Même en 2005, Jamendo se posait plus en "alternative" à la Sacem... Aah mais non, vous allez rire : ça été modifié en 2009, au lancement de JamendoPRO, logique donc :D On comprend mieux le retournement de veston en 2010, avec le rachat par MusicMatic qui a peut-être vu d'un mauvais oeil cette "stratégie d'affrontement frontal". A noter que la récente expérience menée par la Fondation CC et la Sacem n'a été que très timidement commentée par Jamendo, et indirectement en plus.

Notons quand même que la page Wikipédia est plus honnête que le FAQ de Jamendo, car ici on précise bien que les licences PRO sont des licences spécifiques CC+.

«La plupart des albums volontairement mis à disposition par les artistes le sont sous des licences de type Creative Commons ou licence Art Libre. Jamendo impose en effet depuis 2005 l'usage de licences ouvertes (licences strictement libres, ou licences de libre diffusion laissant à l'auteur le monopole des utilisations commerciales et le monopole des travaux dérivés).

Les artistes membres de sociétés d'auteurs telles la SACEM se mettent en infraction par rapport au règlement de leur propre société d'auteurs s'ils diffusent leur musique sur Jamendo. Il est arrivé plusieurs fois que des membres signalent des contenus SACEM ou soumis au droit d'auteur sur le forum « Bugs / Copyright » du site. Dans tous les cas ces contenus ont été supprimés par l'équipe du site.»

http://www.numerama.com/forum/uploads/av-30653.jpgFaux ! Les licences Art Libres (LAL ou CopyLeft) ne sont plus proposées (ni admises, avec effet rétroactif) depuis 2009. Malgré les plaintes d'auteurs utilisant des LAL sur Jamendo, rien n'a changé. Les arguments de Jamendo ont toujours été flous, laissant la place à un triste constat : Jamendo ne veut pas de LAL car celles-ci s'opposent à leur système JamendoPRO. Oui c'est radicale ! Et pour quelqu'un ayant la prétention d'être un acteur du Libre, on ne peut pas vraiment dire que le choix des auteurs soient "libres" :/

Pour le reste... mea culpa :'( que j'ai été bête d'initier à l'époque cette idée et ce topic ! ça a bien servi les intérêts de Jamendo, leur manque de professionnalisme et de respect des auteurs sous licences libres. De toute façon, ceci n'existe plus. Il y a bien des boutons de signalement (à l'éthique douteuse et dénoncée par une lettre ouverte en 2010) mais comme la politique du site est d'ouvrir à fond les vannes sans jetter un oeil à ce qui passe, peu de chance que le système soit probant. Régulièrement, des infractions au Droit d'Auteur sont signalés sur le web.

«Un système de navigation utilisant des mot-clés (« tags ») générés par les auditeurs permettait auparavant de parcourir les albums par genre ou thématique. Ainsi, le classement des albums se retrouvait en partie géré par les auditeurs et visiteurs du site. À présent, ces mots-clefs sont déterminés uniquement par les artistes.»

http://blog.legardemots.fr/public/sophisme.jpgEt oui, le système de tags "générés par les auditeurs" fait partie de la longue liste des fonctions décapités par la mise à jour du 24 avril 2012. C'est d'autant plus regrettable que personne n'avait réclamé sa complète disparition, ni la suppression de toutes les fonctions de partages du site d'ailleurs. Notez le complet sophisme qui laisse entendre que le fait de laisser seul les artistes gérer les tags serait plus "juste" pour eux.

«Jamendo propose aux artistes de mettre en ligne leur musique en choisissant la licence sous laquelle le contenu audio sera diffusé. Chaque artiste dispose d'un espace personnel pour se présenter, annoncer son actualité, ses dates de concerts futures et communiquer avec son public. Des critiques peuvent être déposées sur les albums par les auditeurs. En outre, un système de don aux artistes est proposé, ainsi qu'un forum permettant à la communauté d'échanger entre membres, dont font partie les artistes.

Les artistes qui le souhaitent peuvent aussi adhérer à des programmes optionnels (partenariats avec d'autres entreprises, partage des revenus publicitaires, Jamendo Pro…).»

Là aussi ce n'est absolument plus d'actualité. L'espace personnel, annoncer son actualité, critiquer un album, communiquer avec les fans, etc. tout ça a au mieux été réduit drastiquement, au pire a disparue du site toujours, depuis la dernière mise à jour. Les revenus publicitaires j'y reviens pas, par contre les programmes ne sont plus vraiment "optionnels" car désormais la signature d'une certification PRO est obligatoire pour tous.

«Jamendo permet l'écoute directe de fichiers audios (96 kb/s), mais assure également le téléchargement direct d'albums ainsi que leur diffusion sur les réseaux pair-à-pair eMule et BitTorrent, notamment grâce à des logiciels dédiés tel que le Jamseeder.

Les albums diffusés sont disponibles sous les formats MP3 (environ 200 kb/s) et Ogg Vorbis (environ 300 kb/s), ce dernier étant un format ouvert.»

Ne gardez rien, jettez tout :D car le streaming, depuis la mise à disposition de serveurs Radionomy, est passé à 192kp/s, la diffusion par P2P n'existe plus (une conséquence (idiote) du Label Hadopi ?), RIP Jamseeder, et au revoir Ogg Vorbis dont Jamendo n'avait plus rien à faire depuis 2008.

«Jamendo PRO :

Fin 2008, la plate-forme a lancé une boutique en ligne d'achat de licences d'utilisation commerciale. Elle permet de sonoriser soit des projets multimédia (documentaires, podcasts), soit des lieux publics (commerces, restaurants). Des chaînes de télévision comme France 2 ou Arte utilisent régulièrement Jamendo PRO pour sonoriser leurs productions.

La musique classique du projet PRO est fourni par l'étiquette indépendante italienne, OnClassical.

Le service Jamendo Pro a été lancé au début de l'année 2009. En 2010, Jamendo s'est rapproché de la société Musicmatic et constitue aujourd'hui la source de revenu principale de Jamendo sur le mode freemium»

http://www.onclassical.com/gifs/onclassical_280x39.png(...) oui y'a de l'info ici, lol. Alors déjà : qui a déjà, parmi les artistes et utilisateurs de Jamendo à ce jour, entendu parlé de OnClassical ??! On apprend après une brève recherche que c'est un Label Indépendant fondé en 2003 par Alessandro Simonetto. Et là ça devient carrément chelou ! Sur le site officiel on découvre un système de licensing équivalent à Jamendo (avec même le partage 50/50 des revenus). Mais aucune référence faite à JamendoPRO ! Le Label OnClassical existe bien sur www.jamendo.fr (lien) et propose aussi ses albums à l'écoute. J'ai également découvert un artiste de OnClassical, Daniele Petralia, qui propose aussi son album sur Jamendo et PRO (lien) (avec en prime une liste d'autres noms) et "arnaque" gentiment (lol) les pauvres internautes surfant sur le site du dit Label (lien). Bref tout ça est particulièrement opaque, et va surtout bien mettre en rogne les auteurs d'albums "classiques" qui se sont inscrits sur PRO ;)

Ça c'est déjà fort, mais c'est mieux ensuite ^^ France2 et Arte qui "utilisent régulièrement" des titres de Jamendo ? Sûrement, car j'ai déjà eu l'occasion d'en entendre. Par contre, dans les génériques je n'ai jamais vu la moindre référence aux auteurs de ces mêmes musiques (APPEL A TEMOINS).

http://www.ipadd.fr/wp-content/uploads/2012/04/freemium.jpgLe "mode freemium"... osez me dire que vous avez déjà lu un communiqué ou une newsletter de Jamendo faisant référence à ça :/ Qu'est-ce que le freenium ? Définition : "Le freemium est un modèle économique associant une offre gratuite, en libre accès, et une offre « Premium », haut de gamme, en accès payant. Ce modèle s'applique par sa nature aux produits et services à faibles coûts variables ou marginaux, permettant aux producteurs d'encourir un coût total limité et comparable à une offre publicitaire."

(...)

Oui je vous offre cette pause de réflexion pour vous laissez aussi reprendre votre respiration, lol. Vous lisez bien, Jamendo se revendique d'un système qui tendrait à faire une différence entre une offre gratuit de base, et une offre "haut de gamme" payante. Donc question à Jamendo : un auditeur et téléchargeur lambda a-t-il des mp3 de moins bonne qualité qu'un client de l'offre "prenium" PRO ? Comment parler encore parler de Musique Libre alors ? Consternant... Il est amusant de noté que le principe du m fut initié en 2006 par Fred Wilson, la même année que la présentation officielle de l'ébauche du "projet PRO". Et ce n'est pas un hasard si on retrouve à la même manifestation, en l'occurence le Web'Paris Edition 2008, Fred Wilson (Union Square Ventures) et Pierre Gérard (Jamendo).

Franchement, vous avez encore des doutes sur le manque d'éthique et de valeurs libristes de cette entreprise ?!

Après on trouve aussi la bonne blague du "Remerciement gradué" qui s'est transformé en affectueux "Label Hadopi" (big LOL).

Bref, si je parlais en préambule d'expérience, c'est que je vais dans les prochains jours tenter (oui "tenter") de modifier objectivement et impartialement cette page wikipédia de Jamendo. On verra la réaction :)

Restez aux aguets :D


[Source Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jamendo]

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