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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 12:52

Mais si vous savez : "Jamendo le number one, leader absolu de la musique libre CC !!!" :)

Faut dire aussi que bizarrement (lol) depuis quelques mois Jamendo se fait plus "modeste" sur le sujet. Car peut-être que certains commencent à s'échauffer sérieusement de ces prétentions sans fondements qu'arborait jusqu'ici la startup luxembourgeoise.

Mais cette communication prétentieuse, associée à un lobbying intense, a permis à Jamendo S.A. d'obtenir une apparente légitimité. Du coup on se retrouve avec ça :

http://nsm05.casimages.com/img/2012/10/22//12102202024913239310464044.pngJe vous conseille d'ailleurs d'y répondre car on peut aussi donner son avis perso  sur Jamendo :)

Bref, tout ceci m'a donné envie de refaire un point sur l'audience de Jamendo. Car c'est bien le principal argumentaire de Jam' : offrir aux artistes une exposition médiatique qu'ils n'auraient pas eu, ou très difficilement, sans eux. Analyse d'autant plus pertinente qu'une discussion récente avec internaute sur le blog a permis de pointer une hérésie de Jamendo. En effet, Jamendo 3.0 est devenu si minimaliste et mal foutu que pour 95% des artistes le site n'est plus qu'un banal hébergeur, tant il est presque impossible pour les internautes lambda de les retrouver parmi les 370.000 titres annoncés officiellement par Jamendo. "Au moins c'est gratuit" me direz vous, certes (comme tous les autres au passage). Sauf que dès qu'on passe sur PRO et qu'on vend des titres, Jamendo nous ponctionne un pourcentage. Mais cette "dîme", elle paye quoi au juste ? Jamendo a toujours affirmé que c'était pour "offrir de meilleurs services promotionnels" aux artistes... j'ai comme un doute, pas vous ? lol. Donc si on pousse le raisonnement, dès qu'on vend sur PRO ça revient à "payer" un hébergement (seul service garanti du coup !) qui se veut gratuit... et oui ;)

Et même pour les 5% que Jamendo promotionnent poussivement sur son Facebook, l'exposition est plus que limité. Déjà il suffit de voir les nombres de commentaires et de "J'aime" sur les annonces FB : sur les 2 derniers mois, en moyenne 0,1 commentaires, et à peine 2 "J'aime" par albums présentés. Et quand on s'intéresse aux chiffres des audiences, ça fait encore plus mal, regardez plutôt :

http://nsm05.casimages.com/img/2012/10/22//12102202024913239310464045.pnghttp://nsm05.casimages.com/img/2012/10/22//12102202024913239310464046.pnghttp://nsm05.casimages.com/img/2012/10/22//12102202024913239310464047.pnghttp://nsm05.casimages.com/img/2012/10/22//12102202024913239310464048.pnghttp://nsm05.casimages.com/img/2012/10/22//12102202025013239310464049.pngAlexa a beau manquer de précision à 3 ou même 6 mois, sur 1 ans c'est plus qu'évocateur ! Pourtant, internautes et musiciens continuent de se terrent dans le mutisme, refusant de demander des comptes à une société privée à qui ils ont pourtant délégué par contrat la gestion d'une partie de leurs droits d'auteurs...

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Published by ChefGeorges - dans Le livre noir de Jamendo
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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 10:47

Avant toute chose, définissons ici ensemble ce que j'entends par "licensing lowcost" : c'est le principe consistant à créer un système commerciale de vente de licences libres (Creative Commons CC+) à des prix nettement plus bas que les systèmes classiques affiliés aux Sociétés de Gestion de droits d'auteurs. Jamendo est le leader de cette démarche entrepreneuriale.

Jamendo justement ne cesse de venter son modèle économique, le positionnant comme une alternative sûre et évidente sur le marché de la musique. Ainsi le système Jamendo-PRO existe depuis 2009 et affirme proposer des centaines de milliers de titres pour des dizaines de milliers de clients à travers le monde. Est-ce à dire que c'est rentable ? Sur ce point c'est difficile à dire car Jamendo ne communique aucune données vérifiables sur le sujet. Par contre, on peut néanmoins analyser la pertinence du système Jamendo-PRO (licensing lowcost) et sa pérennité sur le long terme.


 

>Pourquoi certains clients cèdent-ils aux syrènes du licensing lowcost ?

http://paschervol.com/wp-content/uploads/2011/02/LOWCOST-hucha-cristal1.jpgEt bien pour deux raisons essentielles : les auteurs et les prix. Il ne faudrait d'ailleurs pas réduire l'intérêt des clients du licensing lowcost à une simple question de tarifs réduits. En effet, pouvez-vous imaginer un directeur de supermarché ne pas prendre le temps de s'intéresser à la musique qui sera diffuser dans son magasin ? Surtout quand on sait que celle-ci est étudiée en fonction des heures de la journée et des habitudes des clients. Ainsi le fait de pouvoir se "reposer" sur des auteurs, compositeurs, interprètes, musiciens, etc. est important dans la prise de décision lorsqu'un patron se tourne vers ce mode de distribution bon marché de musique d'ambiance. Jamendo a d'ailleurs bien compris cela, proposant désormais des sélections "clé en main" de pop, rock, blues, musiques relaxantes, et ainsi de suite...

On a également vu des groupes industrielles utiliser ce modèle économique pour leurs campagnes de publicité (essentiellement sur internet). Là, plus que le prix, c'est la qualité de l'illustration sonore qui est primordiale, d'autant que les publicitaires recherchent plus des musiques à forte personnalité que de simplistes "musiques d'ascenseurs". Or les groupes diffusant sous licences libres leurs créations ne sont pas des auteurs au rabais, bien au contraire !


 

>Le licensing lowcost peut-il concurrencer la filière classique ?

http://frenchweb.fr/wp-content/uploads/2011/09/logo-universal-music.jpegPeu probable. Pourquoi? me direz-vous. Et bien tout simplement pour des raisons markéting et d'énormes intérêts financiers qui nous dépassent. Derrière ce qu'on peut appeler la "filière classique" il y a de grosses maisons de production musicale et de gros éditeurs, ce qu'on nomme parfois les "Majors". Les Majors et les Sociétés de gestion collective de droits d'auteurs sont intimement liées et constitue l'Industrie de la Musique. Si dans d'autres domaines, comme les transports aériens par exemple, le lowcost semble prendre le pas sur des modèles économiques plus traditionnels, il n'en va pas de même dans la Musique. Pour une raison simple : l'art. Car la musique reste avant tout un art, un art aux multiples facettes. Mais c'est aussi un outil markéting puissant. Les publicitaires l'ont compris depuis longtemps. Ainsi, lier un nom de groupe célèbre ou une chanson à la mode sur une marque et une clé du succès importante.

Et là on touche à un incroyable paradoxe : un groupe pourra être écouté et téléchargé sur internet en licence libre bien plus qu'un U2, mais ne pourra sûrement jamais négocier les tarifs du groupe pour qu'une de leurs chansons apparaisse dans un clip publicitaire télévisé. Pourquoi ? Essentiellement par frilosité des annonceurs qui préfèrent se rassurer auprès de valeurs sûres, car mondialement connues. Sans négliger également les fortes pressions et conflits d'intérêts des Majors. Ainsi il est illusoire ce croire au succès commerciale d'un titre vendu sous licence libre au travers d'un système lowcost comme Jamendo-PRO. Et pourtant... pourtant individuellement, sans intermédiaire, quelques groupes arrivent à diffuser librement et gratuitement leur album sur internet, tout en négociant l'utilisation de leurs compositions auprès de grandes marques (un exemple : le groupe Jade, qui était au tout début sur Jamendo, a décroché un contrat publicitaire télévisé avec une célèbre marque de cosmétiques de luxe). Mais dans une large majorité, aujourd'hui proposer un titre sous licence libre, même très bon et très diffuser sur internet, face à un titre passant sur toutes les radios commerciales du pays, le coeur et la raison du client ira vers le titre en copyright d'une Majors.


 

>Sur le long terme, le licensing lowcost peut-il perdurer ?

http://www.sounddeezer-distribution.com/common/skin/current/img/new/home-vitrinne.jpgOn peut là aussi très sérieusement en douter. Pour une raison tout simple : les diffuseurs de licences libres lowcost ne font aucun effort d'éducation. Constat facile à faire en observant par exemple la communication du leader Jamendo sur ce sujet. Bien bien rare sont ses clients qui comprennent la démarche éthique et les valeurs associées à la diffusion sous licence libre. Et bien entendu encore plus n'ont aucun idée de ce que sont réellement des licences libres. Les tarifs très bas pratiqués par des sociétés comme Jamendo n'arrangeant rien, donnant une connotation négative évidante à ces albums. C'est même pire chez Jamendo-PRO où les auteurs sont associés à de simples producteurs de contenus musicaux. Le site ne propose que des titres (pas d'albums), renforçant cette impression (un album long impliquant nécessairement une certaine démarche artistique, la conceptualisation d'une réflexion de l'artiste).

Ainsi, mettons nous à l'instant dans les chaussures de notre directeur de supermarché cité plus haut. Pour lui, ce qu'il a acheté est une production musicale standardisée, agréable certes, mais qui est réalisée par des compositeurs alimentant un vaste catalogue de musique en tout genre, avec des titres sans taxe Sacem (libre de droit. Ce qui est vrai mais souvent associé, à tort, comme étant sans droits de paternité et d'utilisation des auteurs sur leurs oeuvres). La musique qu'il diffuse est là pour "guider" les clients et les mettre dans les meilleurs conditions pour consommer. Mais la musique qu'il diffuse est aussi associée à l'image de son entreprise. Comment réagira-t-il aux réflexion de certains clients comme "Tiens, étrange cette musicque je ne connais absolument pas" ou "c'est un nouveau groupe ? jamais entendu à la radio". La crainte de destabiliser ses clients va alors naturellement ressurgir. La diffusion de musique sous licence libre sera alors vite ponctuée de titres Sacem.

Comme absolument rien n'est fait par les sociétés de ventes de licences CC+ pas chères pour aider leurs clients à comprendre ce qu'est réellement la Musique Libre, les auteurs présentés pas des Jamendo-PRO and Co. ne sont pas du tout considérés comme de "vrais" artistes par ces mêmes clients. Dans ces conditions, il est peu probable que le modèle du licensing lowcost puisse continuer pendant des années. D'autant que les Majors et leurs partenaires réagissent déjà. Prenons l'exemple de Deezer qui propose le système du SoundDeezer. Pour un modeste abonnement mensuel, on peut donc utiliser des playlists d'artistes bankables, éditées par des Majors, pour sonoriser son magasin ou même un lieu public, s'appuyant sur un catalogue de 18 milions de titres ! Comment le modèle d'un Jamendo-PRO pourrait-il tenir face à cela ? Le danger à sans doute était bien compris par Jamendo. En effet, la récente refonte du site le laisse penser, car celui-ci ressemble à si méprendre à ce que propose Deezer, et l'accent de la communication "grand public" a été recentré sur quelques groupes et artistes parmi les plus talentueux encore sur la plateforme (et utilisant le service Jamendo-PRO). Mais des efforts bien inutiles... Il est évident que le modèle dit du licensing lowcost basé sur des licences type CC+ n'a plus aucun avenir, le rouleau-compresseur des Majors et des sociétés affiliées à ce business étant en marche (d'autant que les idées semblent bien plus "novatrices" de leur côté).


 

>A-t-on finalement besoin du "licensing lowcost" ?

http://08.img.v4.skyrock.net/7080/65187080/pics/2620499356_small_1.pngA chacun d'en juger. Mais pour ma part, la réponse est clairement non. Bien entendu Musique Libre ou musique sous licence libre ne rime pas de manière exclusive avec gratuité totale. On comprendra bien que certains groupes et artistes qui ont fait le choix de vivre de leur passion ont besoin de trouver des sources de revenus. Mais en éliminant les intermédiaires (comme Jamendo-PRO), les groupes ont une large latitude devant eux pour négocier leurs propres contrats d'utilisations commerciales (souvent nettement plus avantageux financièrement et artistiquement).

Et c'est bien là toute l'erreur stratégique d'un Jamendo. Au lieu d'être un fer-de-lance de la culture libre, un diffuseur libriste, un acteur engagé auprès des artistes, Jamendo s'est contenté de devenir un simple hébergeur offrant des services gratuit à faible rendement. Pourtant, ils auraient pu, par exemple, proposer un vrai soutien juridique à leurs artistes, avec un large éventail de contrats types, des conseils, une promotion de leurs albums libres auprès de potentiel clients, mais sans jamais devenir l'intermédiaire. Dans une telle mesure, et associé à d'autres initiatives de ce genre, sans doute ces mêmes artistes auraient-ils acceptés une rétribution de 2 à 5% pour Jamendo sur les contrats négociés par eux-même. Voilà, par exemple, un modèle non-lowcost, plus proche des valeurs libristes, et surtout respectueux des auteurs et de la musique libre.

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 15:15

http://media.paperblog.fr/i/147/1474569/sondage-elections-regionales-roger-karoutchi--L-1.jpegBonjour à vous lecteurs zé lectrices tant aimés :)

Je reviens vers vous avec mes premiers devoirs de cette nouvelle rentrée scolaire. Et pour faire honneur à mon statut de premier Troll made in Jamendo, j'ai décidé de faire un petit article sur une nouvelle bizarrerie apparue sur le site.

C'est la fleur au bout de la souris que je suis retourné faire un tour sur le wonderfull site de cette non moins magnifique société anonyme luxembourgeoise. Comme à mon habitude, mes vils instincts de troll mon poussés à chercher ces oeuvres "atypiques" fruit de la politique complètement débridée de l'upload sur Jamendo. Comme à mon habitude donc, je passe par la Rubrique sus-nommé "Recherche" et choisis un tag au hasard, ici "Pop".

Je découvre une liste de plus de 10.200 titres (par pages de 15). Je vois toujours deux charmantes flèches haut et bas sur les colonnes "nom", "durée" (lol), et "date". Mais rien pour "Popularité (total)". Par grave, je me souviens que tout en bas, dans les liens pour changer de page il y avait un lien "fin"... euh je dis bien il y "avait" un lien. Et oui on se retrouve devant plus de 10.000 titres à rechercher page par page ! impossible d'aller directement à la fin pour assouvir ses instincts de troll (car oui, chercher à découvrir ceux parmi les artistes qui ont le moins de visibilité, c'est du trolling pour Jamendo). Qu'importe ! j'utilise alors astucieusement la barre d'adresse de mon navigateur, et modifie astucieusement le chiffre indiqué par un multiple de 15 plus grand :) et ça marche... enfin presque. Car il est impossible d'aller au bout, à 5100 on est bloqué :(

Et c'est encore plus drôle (si vous aimez l'humour noir luxembourgeois) quand on constate que les pistes sont complètement dans le désordre. C'est une pure anarchie, on a toutes les dates et surtout tous les indicateurs de popularité ! La logique voudrait que cet indicateur diminue progressivement... et bien non, lol xD Chose magique au passage, on peut par contre toujours revenir à la première page (à défaut de pouvoir aller à la dernière). Je tente alors une recherche par "Popularité (semaine)". L'écart des différences se réduit mais c'est toujours aussi désordonné dès qu'on s'éloigne des premières pages.

Je continue ma batterie de tests et essaie le classement par "Téléchargement" aussi bien en (total) qu'en (semaine) et là... consternation ! Si l'indicateur reflète la réalité il est très clair que Jamendo ne rempli plus sa mission de "diffuseur" de musique libre. Car les taux de téléchargements sont très très bas !! Le pire c'est que ce n'est pas beaucoup mieux sur le classement par "Ecoutes" ! Comme Jamendo refuse de communiquer des chiffres précis et vérifiables, le doute est permis.

Tout ça pour dire : mais comment fonctionne les "classements" de Jamendo ? Après nous avoir abreuvé de jolie algorythmes, on est quant même en droit de se poser des questions, de se demander si Jamendo ne fait pas des classements finalement "manuels" pour ses charts :/

Alors je pourrais aussi vous parler de la page "Découvrir" ou là il est carrément impossible de faire le moindre tri dans la sélection présentée, des Facebook officiels dont les "J'aime" cachent difficilement le peu de visites et de commentaires, du "forum" officiel pratiquement mort où encore du service Get (in)satisfaction qui est aux abonnés absents depuis 3 mois (avec ses éternels problèmes de paiement réclamés par les auteurs), etc. Bref, Jamendo survit, tente de donner le change, mais au final est en train de subir de façon tragique ce que beaucoup, oui beaucoup, ont tenté de lui faire comprendre : le 24 avril 2012 a été un désastre sur tous les plans. En ces temps de crise mondiale, la faillite n'est peut-être plus si farfelue comme hypothèse, d'autant que certains contrats PRO non-renouvelés arrivent bientôt à terme...

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 15:45

You-Know-What-----Louloufrompluton--www.deezer.pngMe voici donc de nouveau en train de parler de Jamendo à l'heure où, hasard total bien entendu, je me retrouve encore une fois banni sans motif des murs Facebook de Jamendo (avec disparition des commentaires. Voir la page FB du blog pour plus de détails).

Tout est parti de la colère (légitime) d'un artiste inscrit sur Jamendo. En effet, Loulou From Pluton a fait une très désagréable découverte. Celle-ci concerne une application Deezer que propose Jamendo à ses artistes. Après avoir rempli et renvoyé une Certification à Jamendo et s'être inscrit au service de rémunération Jamendo-PRO (uniquement "Programmes additionnels"), on a accès à ce qui était avant un simple programme de promotion (donc hors Programmes de Rémunérations) qui permet de diffuser ses oeuvres sur Deezer... voilà, voilà... Sauf que cette diffusion est pour le moins problématique. Déjà, de tout temps, elle a fait s'arracher des cheveux à plusieurs artistes qui voyaient leur discographie incomplète, parfois même erronée, quand ce n'était pas des problèmes d'encodage, le tout avec des délais entre la soumission des titres et leur apparition sur Deezer allant parfois jusqu'à 3 mois.

Mais le cas de Loulou From Pluton est encore plus trouble. En effet, cet artiste s'est plaint de la vente non-autorisée de son album "You Know What" par Orange Music (via le service Ogone). Une surprise désagréable pour l'auteur, qui n'a jamais souhaité participer à Jamendo-PRO, c'est-à-dire proposer ses albums au licensing (vente de licences à usage commerciale). Seul l'aspect promotionnel de Deezer l'intéressait. Il n'a donc pas signé pour ça, pas plus qu'il n'a touché le moindre centime (car c'est bien Orange Music qui "vend" le titre).

Une situation extrêmement ambiguë et un silence total de la part de Jamendo, qu'il a pourtant tenté de contacter à plusieurs reprises, y compris sur le mur FB officiel (toujours sans réponse à ce jour). Et ce n'est pas mieux du côté de Deezer, car voici la seule réponse qu'il a reçu :

"Bonjour,
La gestion du flux et des titres diffusés sur Deezer sont gérés par votre label ou distributeur numérique. Ce sont eux qui nous livrent ces données.
Nous vous conseillons donc de vous rapprocher de celui-ci afin d'en savoir d’avantage sur votre nom d'artiste, présent sur le catalogue Deezer.
Nous vous remercions de l'intérêt que vous portez aux services Deezer.
Cordialement,
Le support Deezer"

Cet artiste, qui s'est complètement désinscrit de Jamendo en février 2012 se retrouve donc dans une situation très frustrante, avec la désagréable sensation d'avoir été en quelque sorte dépossédé de son droit d'auteur. Par le passé, d'autres artistes ont été traité avec beaucoup de dédain après s'être désincrit de Jamendo.

Cette nouvelle affaire embarrassante pour Jamendo repose tout le problème de la communication très très floue entretenue par la société luxembourgeoise auprès de ses artistes. En effet, dans une assez large majorité bon nombre ne prenne pas le temps (à tort certes) de lire les contrats de Jamendo où à poser des questions précises sur l'usage de leurs créations. Jamendo se contente de propos simplistes, disant aux artistes qu'ils restent libres de se désinscrire quant ils le veulent, gardent leurs droits d'auteurs, et que Jamendo garanti le ratio 50/50 sur les rémunérations. Pourtant, en regardant attentivement les contrat Jamendo-PRO, il y aurait de quoi demander des comptes à Jamendo. Morceaux choisis :

Contrat "Programmes additionnels"

"ARTICLE 3 : DURÉE-RÉSILIATION

  1. L'Artiste a la possibilité de se désinscrire du Programme Additionnel et de retirer l'ensemble ou une partie de ses Oeuvres à tout moment via son Compte Artiste.
  2. Jamendo s'engage à retirer du Programme les Oeuvres dans les trente (30) jours à compter de la réception par Jamendo de la demande de retrait de l'Artiste.
  3. Toutefois, compte tenu des accords que Jamendo passe avec ses Clients et Partenaires, les Oeuvres seront susceptibles, même après la demande de retrait de l'Artiste, d'être diffusées, échangées, reproduites par ceux-ci dans le cadre de leur activité et du contrat les liant avec Jamendo.

La suppression totale des œuvres par les Clients et Partenaires Commerciaux pourra donc aller jusqu'à vingt-quatre (24) mois à compter de la réception par Jamendo de la demande de retrait par l'Artiste.
Toutefois Jamendo s'engage à prendre les mesures nécessaires pour permettre la cessation par ces Utilisateurs de la diffusion des Oeuvres concernées par la demande de retrait de l'Artiste.

  1. Les éventuelles rémunérations que l'Artiste percevrait au titre de la diffusion commerciale de ses Oeuvres pendant le délai maximum de vingt-quatre (24) mois à compter de la demande de retrait de ses Oeuvres du Programme, s'effectueront comme précédemment, à savoir sur le Compte Rémunération de l'Artiste. Celui-ci restera donc actif pendant vingt-quatre (24) mois après la demande de retrait de l'Artiste.
  2. Dans le cas du retrait de tous ses albums par l'Artiste lui-même, ce dernier sera immédiatement retiré du Programme (conformément aux Contrat de Distribution )."

"ARTICLE 5 : LOI APPLICABLE

Le présent contrat est soumis au droit luxembourgeois.
A la lecture de ces Conditions Particulières,
L'Artiste déclare avoir pris connaissance de l'intégralité du contrat et en accepter sans réserve les dispositions. "

Et on peut aisément ajouter à cela la question de la revente des albums. Et oui les clients PRO de Jamendo peuvent revendre ces mêmes albums sans que les artistes ne puissent rien réclamer ! (je vous conseille de bien relire vos contrats de distribution et de synchronisation-PRO) Également, Jamendo n'informe absolument pas ses artistes sur la manière dont il diffuse sur Deezer (Deezer affirmant de son côté que Jamendo le fait soit au titre de "label" ou de "distributeur numerique"). Car je rappelle qu'il est impossible de faire supprimer ses albums en formulant une requète auprès de Deezer (enfin officiellement, car un recommandé avec accusé de réception rappelant que vous êtes détenteur des droits d'auteurs suffit. Mais Deezer comprend encore moins le principe de licence libre que Jamendo, lol). Pourtant savoir comment Deezer utilise les oeuvres proposées par Jamendo est important, car par exemple quant est-il du système Sounddeezer qui fonctionne sur la même base que le "Programme PRO Ambiance".

Bref, il serait grand temps que plus d'artistes prennent leurs responsabilités et questionnent plus directement Jamendo sur ces sujets, car sinon un beau jour chacun se réveillera dépossédé entièrement de son droit d'auteur...

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 13:30

http://www.mama-event.com/images/structure/logo_mama.pngEt bien en tout cas ce serait fait depuis un moment si heureusement d'autres structures sur le net n'étaient pas là pou rappeler ce que sont les vraies valeurs de la Musique Libre, ou si vous préférez de la musique sous licence libre.

Car Jamendo, grace à un lobbying rondement mené auprès des médias, des institutions et des internautes, a réussi à se faire passer pour le seul interlocuteur crédible de la Musique Libre. Ce qui est pourtant une hérésie totale ! En effet, non seulement Jamendo ne comprend pas du tout le principe éthique de ce mouvement, pas plus que les valeurs profondes qu'il défend (comme le libre partage de la culture), mais en plus il tend à induire auprès des internautes une compréhension faussée et troncquée !

En effet, désormais de nombreux auditeurs de Jamendo ne voient plus la musique libre que comme un supermarché gratuit de produits musicaux :( pire, Jamendo encourage des notions comme la starification d'artistes vedettes, la concurrence entre artistes, le buzz médiatique, ou la création de produits spécifiques spécifiques répondant à un besoin temporaire (exemple: la création de titres spécifiques à Noël lors de cette période). Bref, Jamendo fait ce que font les Majors, mais en l'appliquant à un model économique lowcost basé sur l'exploitation des licences libres Creative Commons (et avec l'aval silencieux de ses artistes...)

Ceci est une nouvelle fois mis en image avec la seconde participation au MaMA (voir article de 2011). Jamendo encourage donc des artistes à se fourvoyer à ce qui, dans son nom même, est l'antithèse de la Musique Libre : le MARCHÉ des Musiques Actuelles ! Oui, candides artistes sous licences CC libres, allez donc servir la soupe à Jamendo, qui pourra ainsi vous présenter comme "ses produits" à tout un tas d'industrielles divers dans le but de décrocher de juteux contrats. Ça me sidère toujours que des musiciens se fourvoient dans ce genre de démarche mercentile. On ne peut pas éternellement éteindre sa p'tite conscience en se disant : "Bah je sais que c'est pas bien, mais je me "sers" un peu d'eux aussi pour me faire connaitre, c'est presque du "donnant/donnant"..."

Alors, combien vont participer à ce pseudo festival ? Combien vont le faire en prétendant défendre les valeurs du Libre ? Combien préfèreraient vendre leurs oeuvres plutôt que de les laisser en libre partage ?... navrant :'(

Le pire, c'est que actuellement le combat semble perdu d'avance. Seule une débacle économique et finacière de Jamendo (toujours plausible, notamment en fin d'année et l'arrêt de certains contrats PRO), ou l'émergeance d'une alternative très sérieuse (Dogmazic 2.0 ?) pourrait inverser la tendance. Parce que je ne crois plus trop à un revirement de conscience des auteurs et auditeurs inscrits sur Jamendo :/

(NB: libre à vous de me faire mentir sur ce dernier point...)

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 10:31

http://legroupement.com/__oneclick_uploads/2010/08/06-low-cost.gifTout d'abord soyez rassuré je ne fais pas une rechute anti-Jamendo, lol. C'est simplement que suite à la découverte du précédent scoop, soit le rapprochement de Jamendo et Restorm, j'ai découvert une intéressante interview du précheur officiel de Jamendo, son co-fondateur et gérant Pierre Gérard (Pierrot Gégé pour les intimes, lol).

Sur le très sérieux site de l'IRMA (le Centre d'information et de ressources pour les musiques actuelles), sur le thème du boum du HTML5, notre bon Gégé est interroger sur les tendances de la distribution numérique... un grand moment :)

J'ai choisi volontaire arbitrairement quelques passages, comme : "Nous avons fait le pari de la musique gratuite pour le grand public car cela ne coûte pratiquement rien à diffuser". Pardon ? En voilà une révélation, lol. Juste une question qui me brûle les lèvres très cher Pierrot : du coup, comment Jamendo justifie les 50% prélevé sur les ventes PRO ? Et oui car on nous a toujours rabâcher les oreilles que Jamendo n'était pas un simple hébergeur (en fin ça devient difficile à défendre ça depuis le 24 avril dernier, lol) et qu'il avait une action de promotion des artistes, du développement pour propser des outils inovants, etc. Mais là, on apprend que ça ne coûte "pratiquement rien à diffuser"... il n'y a pas comme un problème ? xD

Autre passage : "nous (...) estimons que leur musique (celle de nos artistes) prend de la valeur si elle est écoutée. Par contre, nous recherchons des sources alternatives de revenus, dont notre service Jamendo Pro". Ca s'appelerait pas un lapsus révélateur ? En effet, notez la construction intéressante de la phrase : pour les artistes valeur=écoutes "par contre" pour Jamendo valeur=revenus PRO :) Ca m'a toujours outré le discours, main sur le coeur avec les violons en fond sonore, où Jamendo nous expliquait que PRO c'était avant tout pour les artistes, pour leur fournir un complément de revenus bien normal, mais que la priorité rester les artistes et la musique... bin voyons !

Ensuite sur une question concernant le futur de la distribution musicale numérique, Pierrot fini sa propose par : "il y aura peut-être moins de superstars, mais plus de stars". Et là on se dit bien entendu : "Mais il a rien compris à la Musique Libre ou quoi ??" Mais 95% des artistes inscrits sur sa plateforme n'en ont strictement rien à battre d'être des stars ! Si ça c'est pas la preuve d'une vision totalement faussée des artistes libristes. Oui mais voilà, ce que M. Gérard ne dit pas c'est qu'une "super star" et plus difficile à vendre en licensing, mais que par contre trois ou quatre "stars" ça se vend mieux et rapporte plus dans un système de licensing lowcost comme JamendoPRO, et c'est bon aussi pour l'image (et la pub) de l'entreprise.

Voici le bouquet final : "La promotion a toujours fait partie de la vie d’un artiste et, là encore, les solutions sont multiples entre les réseaux sociaux, les campagnes de buzz, la promotion mass-média, etc. Et les distributeurs y participent naturellement." Notez que très subtilement, Gégé mets la promotion d'un artiste sous sa propre responsabilité, non comme étant celle de Jamendo. Pour lui, les distributeurs (catégorie dans laquelle il range donc Jamendo, au passage) ne font que "participer" à la démarche de l'artiste. Une expression bien floue et qui finalement n'engage pas du tout Jamendo dans la démarche de promotion. On comprend donc que la "participation" à la promotion artistique sur Jamendo ne concerne que 10 artistes par semaine (dont 5 particulièrement bankables, professionnels, qui vivent déjà de leur musique, et qui resteront plusieurs semaines d'affiler à l'affiche) sur 45.000 hébergés.

Encore un fois, on distingue très nettement la volonté de Jamendo S.A. de devenir une vulgaire entreprise de distribution de contenue auditif, ce qui renforce d'autant plus le sentiment de trahison au regard des prétentions (mensongères donc) de 2005.

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 20:10

En souvenir du bon vieux temps, celui ou je tapais avec amour et passion sur Jamendo, sur leur manque total d'ambition qui propulsa le site au niveau du 0° absolu de l'innovation :)

Un petit comparatif rapide entre Deezer et Jamendo démontre combien la société Luxembourgeoise derrière Jamendo est tombée bien bas. Le comble c'est que Deezer propose désormais plus, en fonctionnalité et en possibilités que Jam :/

deezendo.png

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 10:25

Et oui c'est une exclusivité du Blog de Chefgeorges ;)

Jamendo prend peut-être conscience que tout le monde fuit le navire car la mise à jour de son site est une vraie cata. En effet, sur le site de recherche d'emploi Monster.lu on trouve une annonce en ligne depuis le 15 mai 2012 pour un poste de Sénior Analyste Développeur Web (en CDI).

Il y a quelques jours, Jamendo mettait sur son JamBlog une petite annonce pour un stagiaire webmaster. Apparemment ce n'était pas suffisant, lol. Mais ne vous réjouissez pas trop vite, car si (peut-être!) Jamendo réalise que ses choix techniques n'étaient pas les bons, ce n'est pas de même de l'idéologie de l'entreprise. On peut par exemple lire ceci dans l'annonce : "Jamendo propose ses services à des milliers de clients dans le monde et diffuse le plus grand catalogue de musique libre de droits au monde" ou même ça, Jamendo "créée en 2004 par des entrepreneurs expérimentés,  Jamendo propose un des modèles économiques les plus innovants dans le monde de la musique." D'ailleurs l'offre référence Jamendo dans la catégorie "internet/e-commerce." En plus, Jamendo demande dans les connaissances techniques du futur dév' de maîtriser PhoneGap. Allé sur le site, vous comprendrez ;)

Il est tout de même peu probable qu'une telle embauche ne s'accompagne pas de suppressions de postes à côté, dans la situation actuelle. Je guette maintenant une intervention de MusicMatic...

http://nsm05.casimages.com/img/2012/05/18//1205181103111323939867083.png

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 07:00

Ce titre est finalement à peine provocateur, même si une disparition totale de Jamendo n'est pas encore envisageable.

La situation pour le moment est juste chaotique ! Très sincèrement, même en étant le plus objectif et impartial possible, il est très difficile de ne pas trouver à redire à la politique de Jamendo depuis quelques semaines.

Sur le net (notamment facebook, refuge de l'ex-Communauté de Jamendo) et ici même, chacun pourra trouver les raisons du désastre du 24 avril 2012. Je n'y reviendrai pas. Ce qui m'intéresse c'est d'analyser les conséquences de ce que certains qualifient de "catastrophe". Voici une reconstitution et une analyse, étape par étape.

 

1 - Le Séisme...

Entre le 25 avril (notez qu'aucune communication n'avait eu lieu avant pour prévenir, que la mise à jour a eu lieu en milieu d'après-midi le 24 avril, et qu'aucun communiqué n'a été donné ce jour là) et le 26 avril 2012, sur le service Get Satisfaction (substitu de forum) et sur les FB officiels de Jamendo (francophone et anglophone) Jamendo est intervenu épisodiquement, par la voix du Community Manager anglais et du Promotion Manager de Jamendo. Leurs interventions ne concernaient à ce moment que certains bugs techniques, tel l'impossibilité de se loger sur le site. Pourtant, l'immense majorité des premières plaintes sont directement liées à l'orientation radicalement différente de la politique et de l'éthique du site, qui parait avoir fait un trait définitif sur l'aspect Communautaire du site (aspect pourtant historique de Jamendo, qui s'est fait connaître comme tel). Mais, comme si ils avaient reçu des consignes, aucun des deux représentant de Jamendo n'a donné la moindre réponse à ces questions affolées sur ces sujets de plaintes.

Pendant ces 3 jours, aucune newsletter n'a été envoyé aux membres du site, et le communiqué de Jamendo n'arrivera que plus tard, le 26 avril (sur le blog officiel de Jamendo, le JamBlog, rien).


2 - Le Silence...

26 avril 2012 à 21h44, sur le FB anglais de Jamendo, la dernière réponse du Promotion Manager (sur la recherche des titres sur le site). Ensuite, un long silence de 7 jours suivra... Laissant dans un profond désarroi sa communauté, Jamendo va se terrer dans un stupéfiant mutisme. Mutisme qui donnera même lieu dans les premières heures à une censure de Jamendo, qui supprimera certains messages et bloquera des comptes FB d'utilisateurs. Certains tenteront même d'entrer en contact avec Pierre Gérard par twitter. Peine perdue.

Cette situation ne fait que modifier la frustration en colère, qui elle-même provoque déjà un fort sentiment de rejet vis-à-vis de Jamendo. On commence alors à parler de trahison ouvertement. Également la communauté s'est réorganisée, principalement sur deux groupes FB.


3 - La Riposte...

Plus le temps passe, plus la communauté prend conscience que Jamendo n'a pas été honnête enver elle. Une véritable rispote s'organise. La première action est la dénonciation massive sur les FB et le GS de Jamendo. Mais très vite, comme l'accès au site se stabilise un peu, des artistes commencent à enlever leurs albums des services PRO. Mais on commence à dire qu'il faut aller plus loin. Ainsi des artistes suppriment ou masquent tous leurs albums, d'autres suppriment définitivement leurs comptes. Les auditeurs aussi snobent le site et le critiquent ouvertement.

Le 28 avril 2012, le principe d'un ultimatum doublé d'un blackout est validé. Ainsi si Jamendo ne revient pas très vite ne arrière, changeant complètement sa politique et revenant aux vraies valeurs du libre, artistes et auditeurs quiteront le site. Mais celui-ci se heurtera au silence de Jamendo. La Communauté fixe la date de l'ultimatum au 7 mai 2012.


4 - La Rupture...

On discute beaucoup sur les forums et les FB, on confronte ses expériences, et il apparaît de plus en plus évident que le fossé creusé entre Jamendo et sa communauté est infranchissable désormais, la confiance est brisée. C'est pourtant à ce moment précis que Jamendo sort enfin de son mutisme. Le 3 mai, sur FB, GS et certains forums, Jamendo répond enfin à sa communauté. Mais le résultat n'est pas concluant. Jamendo apparaît condescendant, se justifiant du bien fondé de sa nouvelle politique alors même que tout le monde la rejette. Pire, Jamendo se pose en victime et culpabilise sa Communauté, lui demandant son soutien presque comme un dû. La stratégie de communication est si mauvaise, si déconnectée de la réalité, que cela sonne pour une majorité comme le glas de la rupture avec Jamendo. Les promesses ne sont plus prises au sérieux, et les critiques pleuvent de plus belle. Le mécontentement fait alors de plus en plus de bruit. On en parle même sur des sites comme Numerama.


5 - Le Déclin...

Passé le 7 mai, beaucoup ont mis leur ultimatum a exécution. Jamendo tente de reprendre la main sur la communication, multipliant les effets d'annonce. Ainsi, le Promotion Manager tente une opération séduction sur les groupes de discussions FB dissidents, sans succès. Le 4 mai, un forum réapparaît, mais il est maintenant "clandestin", il n'est plus intégré et accessible depuis le site de Jamendo. Nouveau flop, la communauté le rejette majoritairement. Le 10 mai, très maladroitement, toujours le Promotion Manager de Jamendo conseille à la communauté d'utiliser FB et TW pour partager et diffuser plutôt que Jamendo. Le 12 mai, Jamendo annonce officiellement le "retour" de l'emblématique fonction "critique d'albums". Mais la communauté fustige là aussi ce qui était il y a quelques jours encore l'une de ses plus fortes revendications. Le 14 mai, Jamendo sur son JamBlog diffuse une petite annonce pour un stagiaire en informatique. Nouvelle bourde qui obligera Jamendo a supprimer les commentaires sur cet article et clore ceux-ci. Enfin, le 15 mai 2012, Jamendo annonce un "nouveau" système de don qui n'en ai pas vraiment un, mais toujours dans l'optique de reprendre la main sur la communication de la société. Nouvel échec, la communauté lui oppose cette fois-ci une profonde indifférence.


6 - La Fin ?

Mis à part les communiqués officiels précédents, Jamendo est de nouveau dans le mutisme. Aucune communication ou discussion n'est engagée avec la Communauté. Les Communities Managers se contentent de répondre à des questions purement techniques. A ce jour, aucun dirigeant de Jamendo n'a pris officiellement la parole. Pourtant de nombreux signes ne trompent pas. Des artistes ayant conserver des "comptes tests" sur Jamendo affiche depuis le 24 avril des statistiques effarantes, avec des écoutes qui passent de ratios de 10.000 à 10. En voici un exemple :

http://fbcdn-sphotos-a.akamaihd.net/hphotos-ak-snc7/149451_449458758402394_100000148215218_1822346_739326715_n.jpgLes indicateurs de visite du site web de Jamendo ne sont pas plus rassurant, jugez plutôt :

http://fbcdn-sphotos-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash4/456464_456430331038570_100000148215218_1845047_1634604801_o.jpg

 

Pour le moment, la durée des licences PRO vendus va durer de manière complète pendant encore au moins 1 an. Mais la désertion du site devrait déjà inquiéter ses dirigeants et surtout MusicMatic. Certains grands contributeurs de Jamendo ont supprimé leurs albums. D'autres ne mettent plus à jours leurs comptes depuis déjà des mois. Maintenant ce sont des centaines d'artistes qui, d'une manière ou d'une autre, quitte Jamendo, sans compter les centaines de milliers de visiteurs.

Bref Jamendo est sur une très mauvaise pente, et contrairement à 2009, il n'aura pas cette fois-ci le soutien de sa Communauté, déjà parti voir ailleurs...

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 21:18

Alors là... c'est un BIG LOL made in Jamendo que je vous propose ^^

Vous le savez, Jamendo avait supprimé les critiques d'albums, fonction emblématique du site et particulièrement plébiscité par la Communauté. C'était dans la logique de la nouvelle politique de l'entreprise Luxembourgeoise, le "track oriented". Ainsi toute l'architecture technique du site est désormais basée sur les pistes et non sur les albums. Les critiques d'albums avaient été remplacées par des commentaires par piste (sans adhésion ni réponse possible, tuant le partage musiciens/auditeurs). On pouvait d'ailleurs lire ceci sur les pages d'albums depuis le 24 avril 2012 :

http://nsm05.casimages.com/img/2012/05/12//1205120948471323939843885.pngEt bien, figurez-vous que Jamendo, dans son immense mansuétude, a déclaré ceci sur son facebook français : "Les critiques d'albums sont de retour! A vos plumes! D'autres améliorations très prochainement..."

Une "amélioration"... oui, oui vous lisez bien :) Jamendo a le culot de parler d'amélioration pour une fonction que Jamendo a lui-même supprimé du site, et qui n'est revenu que sous la pression de la Communauté. Imaginez un peu, c'est comme si votre garagiste enlevait les 4 pneus de votre voiture. Vous râlez, il ronchonne et décide finalement de remettre les 4 roues, mais en vous disant : "Hé, vous avez vu comme j'ai bien bossé ! J'ai "amélioré" votre véhicule, génial non ? Et surtout ne me dites pas merci, ingrat !" (lol)

En plus le système est complète débile, car bancal par rapport au site. Comme expliqué plus haut, le site en version 3.0 n'est pas prévu techniquement pour mettre en valeur les albums, mais uniquement des pistes individuelles. Ainsi, il est compliqué de justement tombé sur une "page d'album" pour y laisser une critique (pas de recherche par album oblige). Également, il n'est pas possible de "répondre aux critiques", ce qui est une hérésie totale, car c'était là tout l'intérêt des critiques d'albums, le partage entre musiciens et auditeurs. Nouvelle preuve que Jamendo n'a absolument pas compris les préoccupation de sa communauté. Pour enfoncer le clou, la rubrique "dernières critiques" n'existant plus aussi, l'intérêt de ces dernières est dans l'état quasi nul !

http://nsm05.casimages.com/img/2012/05/12//1205120948471323939843886.pnghttp://nsm05.casimages.com/img/2012/05/12//1205120948481323939843887.pnghttp://nsm05.casimages.com/img/2012/05/12//1205120948481323939843889.pngAutre bizarrerie, les critiques "d'albums" et les commentaires par pistes sont dissociés. En effet, si les critiques apparaissent sur la page album, dès qu'on clique sur une piste on ne les voit plus :( J'ajoute aussi que si les commentaires peuvent être "notés", ce n'est absolument pas le cas des critiques (cherchez la logique !)

Et que dire de la fonction "Share FB" complètement gadget mais qui traduit des propos tenus par le Promotion Manager de Jamendo. Ce dernier a clairement indiqué sur FB que pour Jamendo l'aspect "communautaire" serait supplanté par l'utilisation de Facebook et Twitter. Ce qui est absurde car un Site Communautaire n'est pas un Réseaux Social et vice versa.

Conclusion : Jamendo sort l'Opération Parapluie est tente désespérément de ménager une Communauté à bout de nerf et très aigrie, tout en cherchant à ne pas modifier son Business Plan. Bref, la vielle histoire de la chèvre et du choux...

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