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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 08:00

zicbib-logo.jpgPar le biais d'un tweet, j'ai pu découvrir ce site atypique et vraiment passionnant dans son concept : Ziklibrenbib. Derrière un nom un peu "barbare" se cache en fait tout un concept : "La musique libre s'invite dans les médiathèques". Ziklibrenbib est un blog collaboratif créé par la Médiathèque de Pacé (35) et de la Médiathèque de la CDC du Pays d’Argentan (61). Sur ce site, une sélection régulière d’albums en libre diffusion est proposé, présentés à travers une petite chronique et un morceau en écoute.
Le but de l'initiative est entièrement désintéressé ! Seul compte ici les valeurs de la musique libre, la découvert d'artistes talentueux, le partage auteurs/auditeurs, et le plaisir de la musique, tout simplement.
Voici en tout cas un espace de diffusion tout à fait logique pour les artistes sous CC ou LAL. D'autant qu'on peut être sûr qu'au sein d'une médiathèque, les droits d'auteurs des artiste libristes seront respectés "à la lettre" :) En plus on y trouve des informations intéressantes (aussi bien pour les artistes "novices" en licences libres, que pour les auditeurs curieux). Par exemple : "Comment les licences libres peuvent-elles être viable ?" ou "Quelques notions de droit d'auteur". Le tout est présenter de manière sobre et élégante.

Bref, n'hésitez donc pas à soutenir par votre écoute ce beau projet, qui ne manquera surement pas d'évoluer si le succès est au rendez-vous...

zikibib.jpg

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 11:51

http://mediatheque.epfl.ch/albums-alliance/Informatique-Communications/home_bugs.sized.jpgC'est une info flash (oui j'me la pète un peu, lol) !

Un artiste enregistré sur Jamendo a constaté la désagréable et inquiétante mésaventure suivante : bien que présent en écoute sur la page de l'album, en téléchargeant l'archive du même album, près de la moitié des titres sont absents !

Voilà un problème plus que pénible :( car jusqu'à présent les téléchargements étaient assez épargnés par les bugs (tout juste est-il rendu impossibles à de rares moments). Là c'est différent et si ça s'étend, ça va très sérieusement écorner l'image de Jamendo, déjà mal en point...


FAITES MOI PARVENIR VOS CONSTATATIONS DU PROBLÈME DANS LES COMMENTAIRES DE CET ARTICLE, MERCI.

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 11:45

[Article Numerama - par Guillame Champeau]

Mise à jour - Selon les informations rapportées par Rys, l'ACTA devrait passer devant le Parlement européen le jeudi 26 janvier 2011. Une date confirmée par Jérémie Zimmermann, cofondateur et porte-parole de La Quadrature du Net, dans un entretien au Point.

Sujet du 14 décembre - Après un contre-temps, l'Europe se met sur le chemin de la ratification très controversée de l'Accord Commercial Anti-Contrefaçon (ACTA). Alors que la cérémonie officielle des signatures s'était faite à Tokyo le 1er octobre sans l'Union Européenne, qui a pourtant participé activement à sa négociation, La Quadrature du Net nous apprend que le processus est enclenché. "Après l'adoption de l'instrument juridique permettant sa signature par le Conseil de l'Union Européenne cet après-midi, l'accord ACTA sera signé formellement ce week-end par les gouvernements européens, lors d'une rencontre de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à Genève", indique le collectif.

L'ACTA ne sera néanmoins ratifiée que si le texte est validé par le Parlement Européen, qui l'a déjà accepté de façon moins formelle. Il faudra aussi que la validité juridique de l'accord soit confirmée par la Cour de Justice de l'Union Européenne.

"Le processus de ratification au Parlement européen est déja entaché par l'absence de transparence. Le Parlement européen a refusé de publier l'intégralité de l'avis de ses services juridiques sur l'accord, expliquant qu'une telle publication « interférerait sérieusement avec la complexe procédure de ratification ». Les citoyens ont désormais un rôle majeur à jouer pour s'assurer que les membres du Parlement européen feront face à leur responsabilités en rejetant l'ACTA", estime la Quadrature du Net. Pour elle, l'accord international vise à "forcer la censure privatisée du Net" en transformant les intermédiaires techniques (FAI, hébergeurs) "en une police privée du droit d'auteur par la menace de nouvelles sanctions draconiennes".

Les états négociateurs de l'ACTA ont jusqu'au 1er mai 2013 pour signer l'ACTA.

 


La Quadrature du Net - NO to ACTA (full version) (Français)

Say NO to ACTA!

Say NO to ACTA!

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 07:40

(Source : www.numerama.com)

Skrillex, une star de la musique électronique aux Etats-Unis, invite ses fans à télécharger ses albums sur BitTorrent pour fêter son anniversaire.

 

 

Il a été décrit par le journal Le Monde comme
"la coqueluche d'une scène électro américaine en pleine expansion". Sonny Moore, mieux connu sous son nom de scène Skrillex, est une véritable star de la musique électronique, avec certaines de ses vidéos sur YouTube vues plus de 50 millions de fois. "En 2011, le DJ aux allures de musicien néometal a donné plus de 300 concerts, dont certains comme tête d'affiche de festivals rassemblant près de 100 000 personnes", raconte le quotidien.

Il est nominé pour les Grammys 2012 dans cinq catégories : meilleur artiste de l’année, meilleur titre dance, meilleur album electronique/dance, meilleur remix et meilleur clip (avec 'First of The Year").

Agé de 23 ans, celui qui a fait ses premières armes musicales en 2004 comme chanteur et guitariste de métal vit parfaitement avec les usages de son époque. Alors que les vedettes de la chanson populaire veulent souvent lutter contre le piratage et misent leur avenir sur l'efficacité de solutions comme l'Hadopi, le jeune producteur prend le téléchargement et le partage des oeuvres comme une donnée avec laquelle il faut composer. Mieux, il encourage même ses fans à se régaler gratuitement sur BitTorrent.

"C'est mon anniversaire, donc le jour où il faut donner, donc ALLEZ TELECHARGER MA MERDE GRATUITEMENT SUR LES TORRENTS MAINTENANT !!!!", a tweeté Skrillex ce lundi 16 janvier.

Son premier EP, My Name is Skrillex, est déjà offert gratuitement en téléchargement, l'artiste acceptant les dons sur Paypal pour qui souhaite l'encourager financièrement. Son site internet officiel propose également un lecteur de ses chansons en streaming, même s'il pointe aussi vers sa page iTunes où ses titres sont proposés à 1,29 $ l'unité. Comme beaucoup d'artistes de musique électronique, Skrillex met surtout en avant les concerts qu'il livre, ses albums servant de publicité et de revenus d'appoint. Son agenda est bouclé pour les prochaines semaines avec des concerts à venir aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Allemagne, ou encore en Islande.

Une telle attitude n'est pas neuve dans la musique électronique. David Guetta, qui fait partie des plus gros vendeurs de disques au monde, avant vanté les mérites de la gratuité sélective, en expliquant qu'il n'avait "jamais été très nerveux au sujet du piratage sur Internet". Cerrone, précurseur de la musique électro, avait aussi sévèrement critiqué la loi Hadopi. "Je n'ai jamais autant gagné ma vie qu'aujourd'hui grâce aux droits dérivés alors que mes musiques sont pillées par les DJ pour des samples et que mes albums sont piratables", avait-il expliqué.


Publié par Guillaume Champeau,
le 16 Janvier 2012
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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 11:08

http://musique.electronique.voila.net/images/lecainem.jpgPour commencer cette nouvelle semaine, j'ai décidé de faire un petit Edito. Sur un thème qui fait souvent débat sur des sites comme Jamendo, Dogmazic ou Boxson : est-on un vrai auteur/compositeur uniquement si on utilise un instrument de musique ?

Une question un peu provocante trouveront certains, la preuve que le sujet est une source de débats passionnés. L'utilisation de systèmes informatiques a toujours été stigmatisé, cloisonné à des stéréotypes tournant autour de la musique électronique. Pour beaucoup, utilisation d'ordinateur rime avec "boum,boum!" et jeu de construction de légos (référence à l'utilisation abusive de samples juxtaposés les uns à côtés des autres). A l'opposé, les instrumentistes comme on pourrait les nommer sont eux aussi souvent catalogués et emprisonnés dans des idées préconçus (par exemple, on dit qu'ils sont définitivement "classique", sans innovation). Mais qu'en est-il réellement ?

http://www.ars-classical.com/mediapool/52/520401/images/Illustrations/Schaeffer_jouant_du_phonogene_magnetophone_a_bande_dont_la_vitesse_est_modifiee_.JPGL'une des remarques qui revient le plus souvent dans l'opposition des deux pratiques est émotionnelle : la musique instrumental serait par nature chaleureuse là où la musique électronic serait froide. D'où vient cette conception du problème, et est-ce justifier ? Et bien cela vient de la nature des "outils" musicaux. On ne peut nier qu'un instrument est vivant ; qu'ils soient un bois, un cuivre, à cordes ou à touches, un instrument prendra vie entre les mains de son détenteur, mieux : l'instrument se façonnera avec le temps à son utilisateur. Ce qui fait qu'un grand musicien doit une partie de son talent à son instrument fétiche, celui qui le suit depuis des années. Permettez moi de vous parlez de ma petit expérience personnelle. Elle est intéressante car je suis saxophoniste. Je me souviens avec émotion du jour ou j'ai découvert mon superbe Selmer Alto tout doré. Avec le temps, et des progrès, le son est devenu de plus en plus mélodieux. Mais deux expériences confirment les propos plus haut. Mon père a plus tard souhaité aussi se mettre au sax, avec le mien. Mais le son n'a jamais été comparable, et même un néophyte était capable de l'entendre de suite. Autre expérience, un jour mon professeur m'a prêté un Yamaha. Et bien croyez-le ou non, mais j'ai été incapable d'en jouer correctement. Il voulait justement me démontrer que même les cuivres pouvaient se façonner à l'image de leur utilisateur. Bien entendu, cela créer une relation unique bien différente de l'approche que l'on peut avoir devant un ordinateur. Un PC (ou un Mac, comme ça on ne me lancera pas de tomates, lol) c'est juste un outil, interchangeable qui plus est. De l'extérieur, un ordinateur semble effectivement plus "froid", austère et distant qu'un instrument de musique traditionnel.

http://i.thisislondon.co.uk/i/pix/2010/02/19-pianist-415.jpgMais cela affecte-t-il pour autant la musique produite ? Voilà sans doute le vrai débat. Comme c'est un édito c'est bien entendu mon avis que je vais partager avec vous, pas la vérité absolue. Je me trompe donc peut-être, mais il me semble que l'interprétation est la clé du problème. Avant tout chose, il serait bien aussi de parler de préjugés qui entravent la réflexion. Le premier d'entre eux est que l'utilisation de samples (courtes boucles sonores) est souvent très mal perçue par les instrumentistes. En effet, ils y voient un banal jeu de légos, ou on se contente d'acoller les uns à côtés des autres des samples, pris à d'autres au passage. Qu'en est-il réellement ? Oui, pour certains cas c'est ainsi que ça se passe. Mais ce n'est pas une généralité, car beaucoup créent leurs propres samples ou font un gros travail de transformation du modèle de départ. Mais même avec des samples pris dans un logiciel grand public, l'interprétation fera toute le différence (ainsi que le talent et la volonté de dépasser les limites de départ imposées par le logiciel). Je me souviens d'auteurs, qui sur le très banal Dance eJay 4, était capable de sortir des productions ahurissantes, où il était bien difficile de reconnaitre les samples de départ. A l'époque de fe-ejay.fr, on disait même sur les forums que des grands noms comme Moby, venaient incognito poster des compositions. Bref, l'utilisation de samples ne peut pas être un excuse valable, car l'interprétation est tout aussi possible qu'avec un instrument (bien que différente, certes). Mais la musique électronic est loin de se réduire au sampling, et de nombreux auteurs/compositeurs travaillent avec des claviers numériques. Ceux-ci deviennent de plus en plus performant, et permettent toutes les nuances.

http://www2.cnrs.fr/sites/journal/image/dsc00527_hd.jpgMais ce qui chagrinne les instrumentistes, c'est le côté "parfait" d'une composition électronic. En effet, avec un instrument on apprend à faire et à sublimer les petites imperfections d'une composition live. Cela rendrait les composition plus "humaines". Certes l'imperfection  rend de fait les choses plus proche de l'humain, mais et les émotions ? N'est-ce pas aussi une particularité typiquement humaine ? Hors, la musique électronic est tout aussi capable de produire des émotions fortes et durables qu'une composition instrumentale. Et le sujet devient encore plus complexe quand on aborde ces artistes qui mélangent instrumental et électro. Comme les classer alors ? Demi-chaleureux ? Semi-froids ?... Pour affirmer que l'interprétation fait toute la différence, il est clair qu'on peut aussi jouer d'un instrument sans réussir à faire passer la moindre émotion. Parce qu'on aura été trop "scolaire" ou trop en retenu justement dans son interprétation de la partition.

http://jeanmicheljarre.unblog.fr/files/2009/03/harmon.jpgPour finir, un autre point perturbe aussi certains : en musique électronic on réutiliserait beaucoup, alors qu'en instrumental on créerait tout le temps. C'est presque caricatural rien qu'en disant, non ? Et effectivement ça l'ait un peu, car en analysant honnêtement les choses, personne n'invente plus rien, tout ou presque ayant déjà été fait pas nos aïeuls. Vous créez un riff de guitare, mais qui vous dit que vous êtes vraiment le premier à l'avoir joué ? On distingue facilement du Bach et du Mozart, car tout deux avaient des styles différents, basés sur des techniques et des gouts musicaux différents. Va-t-on le leur reprocher ? A Bach d'avoir fait du Bach et à Mozart d'avoir fait du Mozart ?

http://www.artistes-associes-japon.org/images/matsumiya_koto_04.jpgAu final, des constantes restent en musique : du talent, des efforts, du temps, et beaucoup de passion. Quelque soit la voie choisie, instrumental ou électronic, ou même entre les deux, peu importe. Ce qui compte c'est de produire des émotions pour nous même et pour ceux qui nous écoutent. Car une musique qui ne crée aucune émotion, n'est-ce pas simplement du bruit ?

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 15:11

Si vous allez sur d'autres forums associés à la musique libre, vous constaterez qu'en général lorsqu'on lance la conversation sur Jamendo, ce qui revient le plus souvent c'est qu'ils n'ont rien compris et ne comprennent toujours rien à la musique libre, pire qu'ils sont pétrir de préjugés et d'idées bien préconçus. Et bien cette nouvelle (perle? lol) vidéo, une interview de notre Pierrot Gégé national, ne va sans doute pas changer la donne. Il faut dire que ce qu'on y entend frise parfois la crise démence, lol. La vidéo et mes morceaux choisis...


Pierre Gérard, Co-Fondateur de Jamendo par frenchweb


"(Sylvain zimmer) est venu vers nous avec une approche associative, un peu liée à quelqu'un de 17 ans"... lol, grande nouvelle : le modèle associatif est puéril pour Pierrot et accessoirement Jamendo. C'te bonne blague :) Non mais franchement avoir une telle vision d'une structure associative c'est bien la preuve qu'il parle de quelque chose dont il ne connait rien et dont il a une vision sacrément partiale. Je ne pense pas qu'argumenter serve ç quelque chose, je me permet juste ma petite expérience personnel pour dire à Gégé qu'une asso c'est le système privé (et oui), que j'ai eu l'occasion de travailler dans une asso reconnu, avec une quinzaine de salariés, et presque 1 millions de budget annuel.

"On sait dit qu'il y avait peut-être une opportunité de créer quelque chose de plus grand, de plus ambitieux, et on a donc apporter cette dimension commerciale"... pffff, que des p'tits bras Pierrot et Lolo... Pour eux voir plus grand grand et plus ambitieux, c'est voir plus "commercial" ?? bin on est pas sauver avec un tel raisonnement. Le plus drôle c'est qu'il confirme aussi juste avant avoir une connaissance des licences ouvertes sur les logiciels, et non sur les licences libres en musique. Ce qui apporte forcément du grain aux moulins de ceux qui clame l'inculture libriste des fondateurs de Jamendo.

"...tout en protégeant leurs droits" en voilà une belle imposture de Jamendo ! Je rappelle pour celles et ceux qui l'ignore que 1) les licences CC protègent avant tout les utilisateurs (auditeurs, téléchargeurs et partageurs), 2) c'est la Loi sur le droit d'auteur et les mesures individuelles que peut prendre un artiste qui le protège, et 3) Jamendo n'a jamais pris la posture de protecteur des droits des artistes ! Jamendo ne tente une médiation que dans les problème concernant des contrats PRO, si un site Russe fait une utilisation illicite de votre musique, Jamendo ne bougera pas le p'tit doigt !

"Jamendo (...) c'est un peu un myspace" mdr, donc ça va bientôt couler et devenir ringard ? lol.

"-Pourquoi avoir choisi cette alternative des licences creative commons, quand on sait qu'il y a beaucoup de débat sur la rémunération des droits d'auteurs ? -Euuuh..." bin là Pierrot il s'y attendez pas et cafouille un peu pour sortir le mot "client" en parlant des auditeurs (comme il est mignon, lol)

"On a pas besoin de la lourdeur de la Sacem, il y a aujourd'hui des chose beaucoup plus simple pour diffuser sa musique", soyons sport, il dit vrai. La simplicité est un argument phare des licences libres et notamment des CC. Problème : si le discours est clair là-dessus, on peut être un plus sceptique dans els faits, quand on voir l'usine à gaz administrative que va bientôt devenir Jamendo.

"Le business model de Jamendo est de prendr... de garder 50% des transactions" enorme ! ça c'est du lapsus, forcément révélateur !

"C'est très compliqué aujourd'hui de découvrir les 350.000 titres de Jamendo, donc le gros travail de Jamendo dans les mois qui viennent (il déglutine, lol) va être d'amener plus la musique vers le grand public". Si vous écoutez bien la fin de l'interview, Gégé nous refait le coup des promesses à gogo. Perso, cette déclaration perso je n'y crois pas tellement d'ailleurs, le but est surement d'amener plus de "clients" vers PRO, ne soyons pas naïf.

Comme toujours, on apprend finalement pas grand chose pour ne pas dire rien. Jamendo a même fourni à frenchweb pour illustrer la vidéo des extrait de pubs datant d'un an et une animation jamais fini que je vous avez d'ailleurs dégoté ;)

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 19:53

Je partage avec vous le très bon et argumenté article de Aisyk sur une question qui fait beaucoup parler en ce moment : l'accord entre Creative Commons et la Sacem (pour une période d'essaie de 18 mois). Les conditions de l'accord, ses restrictions, et une vision à long terme d'un tel dispositif font craindre à bon nombre d'acteurs du Libre le pire pour l'avenir des licences libres CC. L'article d'Aisyk met notamment en lumière un point important des CC, la clause NC...


Titre choc car la nouvelle paraît bien sympathique pour beaucoup de monde.
Tout d'abord la nouvelle en elle-même : la Sacem accepte une "expérimentation pilote de 18 mois" au cours de laquelle, elle accepte que ses membres publient des œuvres sous 3 licences Creative Commons avec mention NC (CC by NC ND, CC by NC, CC by NC SA). Les œuvres ne doivent pas avoir été éditées, ni produites par un tiers, ni faire l'objet d'une exploitation commerciale.
La Sacem continue ainsi dans sa direction depuis 2006. Mâtinez cela de communication "Creative Commons ouais c'est chouette !" et vous avez la version 2012.
Les conditions étaient ainsi posées :
  • La diffusion sur internet des œuvres des sociétaires Sacem est liée à une autorisation par la Sacem.
  • Ne sont autorisées que les œuvres non éditées, non vendues par un producteur.
  • Il faut être l'unique auteur/compositeur.
  • On ne peut diffuser ses œuvres que sur son site perso identifié par la Sacem.
  • Les œuvres ne devront pas être proposées au téléchargement.
Qu'est-ce qui a changé réellement ? La possibilité de placer votre œuvre sous licences Creative Commons avec mention NC (CC by NC ND, CC by NC, CC by NC SA) pour la diffusion de vos œuvres et d'en autoriser leur téléchargement.
Sauf que la Sacem, fidèle à elle-même et à son slogan "la musique, toute la musique" pose aussi une définition de la notion de Non Commercial, son amendement à la licence CC donc. Qu'en est-il ?

Un court extrait de la FAQ officielle le montre aisément :

Définition de l'utilisation non commerciale

Les œuvres dont la diffusion est autorisée en application de l’une des Licences Creative Commons option Non-Commerciale (NC) ne peuvent être utilisées de quelque manière que ce soit qui donnerait lieu à un avantage commercial.
Par souci de clarté, il est précisé que les utilisations énumérées ci-dessous des œuvres diffusées sous une Licence Creative Commons option Non-Commerciale (NC) sont toujours considérées comme étant commerciales et par conséquent comme tombant en dehors du champ d’application de cette expérience pilote:
  • toute utilisation d’une œuvre par une entité ayant pour objet de réaliser des bénéfices;
  • toute utilisation d’une œuvre donnant lieu à une contrepartie, financière ou autre, sous quelque forme, à quelque titre et pour quelque motif que ce soit et quel qu’en soit le bénéficiaire,
  • toute utilisation d’une œuvre à des fins de promotion, ou en lien avec la promotion, d’un quelconque produit ou service et quel qu’en soit le bénéficiaire;
  • toute utilisation d’une œuvre par un organisme de télédiffusion ou sur les lieux de travail, dans les grands magasins ou les commerces de détail;
  • toute utilisation d’une œuvre dans un restaurant, un bar, un café, une salle de concert ou autre lieu d’accueil du public;
  • toute utilisation d’une œuvre par une entité dans le cadre, ou en relation avec, d’activités générant des recettes;
  • tout échange en ligne ou autrement d’une œuvre contre une autre œuvre protégée par un droit de propriété intellectuelle mais seulement lorsque sont générées des recettes de publicité ou de parrainage, directes ou indirectes, ou qu’intervient un paiement de quelque nature que ce soit en relation avec cet échange.
Je mets en gras les expressions et leur traduction directe.
Avec ces conditions, dans l'ordre :
  • Exit les sites qui vous permettent de vous rémunérer sous forme de don (Dogmazic par exemple), 
  • Exit tous les sites ayant une publicité (un blog d'un fan de musique sur lequel il y aura placé 1 publicité pour financer son hébergement par exemple, MySpace, Facebook...), 
  • Exit les concerts de soutien pour une cause que vous souhaitez défendre (faudra demander l'autorisation à maman Sacem), 
  • Exit les lieux associatifs, 
  • Exit les systèmes de téléchargement P2P ("échange en ligne d'une œuvre contre une autre œuvre lorsque des recettes sont générées..."),
  • Exit les systèmes de micro-paiment de dons, tels que Flattr ou Kachingle.
La Sacem fidèle à elle-même continue donc de spolier les auteurs de leurs droits légitimes de choix quand au devenir de leurs œuvres. Et si j'avais envie en tant qu'auteur de travailler avec l'association "Aux Armes Etc" ? Tout en faisant un geste citoyen, ne pas me faire rémunérer en redevance pour droit d'auteurs car je sais que c'est souvent ce qui plombe les petites structures associatives dans le domaine culturel et militant ? Pas possible ! Faut demander à maman Sacem... et encore la vieille neuilléenne ne vous donnera pas si facilement l'autorisation pour aller soutenir des gauchistes...

A ceux qui pensent que c'est là une solution pour leurs disques auto-produits, je vous recommande de bien vous méfier, vous donnez à la Sacem l'autorisation de gérer pour vous les conditions de vos droits pendant 10 ans. 

La notion de "NC" est intimement liée aussi à l'origine des licences libres Creative Commons. Autant, elle peut parfois être en contradiction directe avec les 4 libertés du logiciel libre dont s'inspirent un bon nombre d'autres licences, dont la Licence Art Libre (la plus vieille licence française), autant elle répond aussi à une véritable interrogation d'un artiste sur ses œuvres, quelle utilisation, par qui, comment, dans quelle conditions ? Et cette interrogation lui appartient, tout comme son interprétation de la mention NC. Lors de discussions sur le forum de Dogmazic il m'est arrivé de voir écrit un avis d'un artiste ne considérant pas les diffusions en radio associative comme une diffusion commerciale, d'autres ne le considéraient pas ainsi...

Les licences libres et ouvertes font partie de la gestion individuelle des droits (pas des redevances). Et à ce titre, la notion de "non commercial" doit se révéler être un véritable choix de la part de l'artiste. Ici, c'est la Sacem qui introduit sa propre vision de la "non-commercialité".
N'imaginez même pas le pataquès avec les artistes Sacem qui déjà avaient du mal avec leurs contrats (ceux qui publient chez Jamendo par exemple et qui ne le pourront toujours pas d'ailleurs)...

La mention NC telle que le veulent un bon nombre de personnes utilisant les licences libres est donc morte ce soir.

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 19:24

http://images.p-nintendo.com/o/pn5/news-PIKAAA.jpgBonjours à vous très chers lecteurs zé lectrices ;)

Une petite niouz en ce dimanche soir pour vous dire qu'une nouvelle rubrique fera sont apparition sur le site. J'ai jusque là compilé plusieurs articles dans la rubrique "Les Scandales de PRO", mais d'autres coups de gueule et critiques étaient jusque là rangés dans les chroniques diverses. Ces articles parallèles seront désormais classés dans la rubrique : "Le livre noir de Jamendo." (Oui le titre est explicité. Je vais encore recevoir des emails du staff, lol)

Sinon, sachez que les p'tits chanceux inscrits à la newsletter ont reçu des infos exclusives concernant le blog. Par contre, voici une info collective : au vue des nombreuses fois où j'ai dû parler des alternative à Jamendo, j'ai décidé de créer une page spécialement dédiée à ces sites. Elle sera régulièrement complétée et mise à jour. Elle arrivera courant de semaine.

@+ :)

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 07:19

http://artlibre.org/wp-content/Logo_Licence_Art_Libre.pngDans le petit univers des licences libres, il n'y a pas que les Creatives Commons (CC). On trouve une autre approche qui se nomme la Licence Art Libre (LAL). Il faut savoir qu'au tout début on trouvait des licences LAL et Domaine Public (on en reparlera une autre fois) en plus des CC. Mais Jamendo a fait le choix de ne plus proposer ces licences à ses artistes, tout simplement parce que les LAL ne sont absolument pas compatibles avec PRO.

Une LAL c'est en fait la simplicité même, et c'est toute l'idée d'ailleurs. Là où par exemple CC décline plusieurs versions de sa licence par un système de clause (By, Nc, Sa, etc.), on ne trouve qu'une seule LAL. Complètement ancrée dans l'esprit de la culture Libre, du Copyleft, les LAL donnent l'autorisation de copier, de diffuser et de transformer librement les oeuvres dans le respect des droits de l'auteur, et rien d'autre :)

Le but d'une LAL est de stimuler la création, de favoriser le plus possible sa diffusion, tout en garantissant le respect du droit d'auteur et en légitimant le droit à la libre diffusion et à la modification d'oeuvre. Pour comparer, une LAL équivaudrait à une CC-BY-1.0.

http://artlibre.org/wp-content/copyleft2.jpgPour l'utiliser c'est vraiment très simple, il suffit d'ajouter, par exemple dans le zip de téléchargement de votre album, la mention : [Nom de l'auteur, titre, date et le cas échéant, le nom des auteurs de l'oeuvre initiale et conséquentes ainsi que leur localisation]. Copyleft: cette oeuvre est libre, vous pouvez la copier, la diffuser et la modifier selon les termes de la Licence Art Libre http://artlibre.org

Même le logo est au choix ;) Bref, les licences LAL, pour qui est veut juste diffuser sa musique sans chercher une rémunération commerciale, est une excellente alternative aux CC.

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 13:50

http://www.undernews.fr/wp-content/uploads/2011/07/hadopi.jpgL'Hadopi n'est plus. Ses deux organes, le collège et la Commission de protection des droits (CPD), n'ont plus le nombre de membres imposé par la loi, depuis la fin de certains mandats au soir du 23 décembre 2011. Le décret qui devait nommer de nouvelles personnalités n'a pas été publié.

C'est une situation incongrue, qui visiblement embarrasse le gouvernement. Depuis le 24 décembre 2011, l'Hadopi n'a plus d'existence juridique ; ou cette dernière est en tout cas entâchée d'irrégularité. En effet, alors que la loi prévoit que le collège de l'Hadopi est composé de neuf membres, parmi lesquels figure le président (en l'espèce la présidente) de l'autorité administrative, trois des membres n'ont plus de mandat depuis la veille de Noël. Et ils n'ont pas été remplacés.

C'est par un décret du 23 décembre 2009 que les neuf membres du collège de la Haute Autorité avaient été désignés. Par principe, la loi prévoit que ces membres sont nommés pour six ans. Mais pour permettre une rotation régulière, le gouvernement a prévu par décret que l'Hadopi procède avec effet rétroactif "au tirage au sort des trois membres dont la durée du mandat sera de deux ans et des trois membres dont la durée du mandat sera de quatre ans". C'est par une délibération du 8 janvier 2010 (.pdf) que l'Hadopi a procédé à ce tirage au sort, et ainsi constaté les noms des trois membres dont le mandat n'était que deux ans, et s'arrêtait donc au soir du 23 décembre 2011 :

  1. Jean Musitelli, nommé par le Conseil d'Etat ;
  2. Patrick Bouquet, nommé par la Cour des comptes ;
  3. Michel Thiollière, nommé par le président du Sénat.

Ces trois membres n'ont plus de mandats, et n'ont pas été remplacés. L'Hadopi, dont la loi dit qu'elle est "composée d'un collège et d'une commission de protection des droits", est donc amputée de son premier organe, qui n'a plus d'existence juridique. S'il n'a plus ses neuf membres, imposés par l'article L331-16 du code de la propriété intellectuelle, le collège de l'Hadopi ne peut plus fonctionner. Pire, "le président du collège est le président de la Haute Autorité". Cela veut-il dire que l'Hadopi n'a plus de présidence ?

Interrogé la semaine dernière, le ministère de la Culture nous a répondu que "la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet étant une autorité publique indépendante du ministère de la Culture et de la Communication", c'est auprès d'elle qu'il fallait nous renseigner. Or les nominations des membres du collège de l'Hadopi, réalisées par décret, sont de la responsabilité du pouvoir réglementaire (donc du gouvernement), et non de l'autorité administrative. Relancé sur ce point, le ministère de la Culture ne nous a plus répondu. Quant à l'Hadopi, nous n'avons pas réussi à la joindre.

En revanche, son site internet a été modifié. Les trois membres échus du collège de l'Hadopi ne figurent plus sur la page du site officiel consacrée aux membres du collège.

Pire. Même le bras armé de l'Hadopi, la Commission de protection des droits, n'a plus d'existence juridique. L'article L331-17 du code du CPI dit que la CPD est composée de trois membres, qui ont eux-aussi été désignés le 23 décembre 2009. Parmi eux figurait Jacques Bille, dont le mandat de deux ans a échu. Il n'est plus sur le site officiel.

Or tant qu'il ne sera pas remplacé, la CPD ne pourra plus se réunir, et ne pourra donc plus envoyer de recommandés ou transmettre des dossiers aux juges.

Gageons que l'Hadopi et le gouvernement sauront rétablir la situation. Mais dans l'attente, l'Hadopi n'est plus.

 


 

Publié par Guillaume Champeau,
le 2 Janvier 2012 à 12h03
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Published by ChefGeorges - dans Chroniques diverses
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