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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 01:10

Le-blog-de-ChefGeorges---Mozilla-Firefox_2012-03-02_01-03-1.pngPetit info nocturne :)

Jamendo vient à peine de changer le logo des widgets, qui ressemble maintenant à celui de JamendoPRO...

Voilà... oui le voilà LE changement du 1er mars 2012 (lol).

Deux ans de développement pour modifier un logo sur un widg... euh attendez, mais non en plus. Bien oui vu qu'ils ont acheté le widget à Alsacreation, ils ont surement repayé pour modifier le logo :D

Jamendo SA : "Open your... Brain ?"

 


coincoin2.jpg

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 10:30

C'est avec plaisir que je vous présente une nouvelle illustration de Lullaby, que décidément j'aime beaucoup. Ça permet aussi de retrouver les BD sur le blog ;)


http://geek-not-geek.webcomics.fr/files/tootgeekornottogeek/femmes_au_volant-LULLABY.jpg

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 11:06

Jean-Bernard Lévy, patron de Vivendi et donc de sa filiale SFR, demande que les opérateurs télécoms aient le droit de faire payer les éditeurs de sites et de services internet pour leur garantir une qualité de service auprès des abonnés. Laquelle ne serait pas garantie pour les acteurs plus petits au portefeuille moins garni.

En mars 2011, la Commission Européenne avait réuni avec une étonnante discrétion une quarantaine de grands patrons des télécoms, parmi lesquels figuraient les patrons de Free, SFR et Orange, pour leur demander comment "assurer au mieux les investissements de très haut niveau du secteur privé". Bruxelles voulait voir avec eux comment les convaincre de mettre en oeuvre l'Agenda Numérique de l'Europe, qui prévoit que tous les Européens aient un accès à 30 Mbps minimum d'ici 2020, et au moins la moitié d'entre eux à 100 Mbps. Il s'agissait d'une invitation implicite à sacrifier le dogme de la neutralité du net pour proposer de nouveaux modèles économiques, comme l'avait déjà accepté la Commission en filigrane. 

Le rendez-vous s'était conclu par la désignation de trois représentants de l'industrie, dont Jean-Bernard Lévy, le président de Vivendi, qui est propriétaire à la fois de producteurs de contenus (Universal Music, Activision, Canal+...) et d'opérateurs télécoms (SFR). Le résultat fut sans surprise une série de propositions aboutissant à la mort d'internet tel qu'on le connaît. L'Europe "doit encourager la différenciation en matière de gestion du trafic pour promouvoir l’innovation et les nouveaux services", concluaient les industriels, ravis de l'initiative bruxelloise.

Cependant "à ce jour, ces propositions n’ont pas trouvé la résonance que leurs auteurs étaient en droit d’espérer", se lamente Jean-Bernard Lévy dans une tribune publiée sur Paris Tech Review. Il profite des difficultés économiques très fortes en Europe pour pousser encore son avantage. "Dans le contexte actuel de crise des finances publiques, il est plus que jamais nécessaire de bâtir un cadre incitatif pour l’investissement de l’ensemble des opérateurs", écrit-il. Et ce cadre passe notamment, outre des partenariats pour le déploiement de la fibre optique, par "de nouveaux modèles économiques entre opérateurs et éditeurs".

"Concrètement, un éditeur de services ou de contenus souhaitant assurer à ses utilisateurs ou clients qu’ils bénéficieront d’une qualité de service garantie pourrait recourir aux services dits “managés” que développent les opérateurs télécoms", propose le patron de Vivendi. Cette approche "doit pouvoir assurer une qualité de service garantie à des éditeurs de services ou de contenus", et "les géants du Web, qui réalisent aujourd'hui des bénéfices colossaux, seraient naturellement parmi les premiers intéressés". En clair, Google, Facebook, ou Dailymotion paieraient pour avoir la garantie d'un service de qualité qui conforte leur image de marque, quand leurs concurrents de moindre taille se contenteraient du "best effort" des opérateurs au risque d'un service de moindre qualité. Si l'on veut décourager l'innovation et étouffer les start-ups dans l'oeuf, voilà la proposition qu'il faut suivre.

"La question de la neutralité du Net doit être envisagée bien plus sous l’angle de la dynamique économique que sous l’angle des libertés publiques", ajoute Jean-Bernard Lévy. Lequel ajoute, ce qui paraît en totale contradiction avec le reste de son discours, qu'il ne serait "évidemment pas acceptable (...) de voir se construire un internet à deux vitesses". C'est pourtant exactement ce qu'il propose.


Publié par Guillaume Champeau,
le 24 Février 2012 à 10h55
Source : Numerama
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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 10:15

http://www.nancybynight.com/imggrde/2009-09-26-logo-a-lere-libre.pngPour info, le Festival A L'ERE LIBRE sur déroulera le 6 avril 2012, dans la salle de concert L'Autre Canal à Nancy. En plus de 4 très bon groupes, à l'univers scénique très riche, des conférences sur le Libre et l'open source seront organisées un peu avant.

Tous les renseignements et les tarifs sur le site :

>> http://erelibre.tuxfamily.org/la-prog/

 

http://erelibre.tuxfamily.org/wp-content/uploads/2010/09/Affiche_ere_libre_3.png

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 12:15

Universal Music a dû reporter la sortie d'un album qu'elle produit, parce que l'on pouvait entendre sur l'une des chansons un extrait du discours de Martin Luther King, I Have A Dream. Vieux de 49 ans, connu dans le monde entier, et prononcé pour être entendu par le plus grand nombre, le discours n'est pas dans le domaine public. Ses héritiers exigent un paiement pour chaque exploitation.

Lorsque le droit d'auteur empêche la création, alors qu'il avait été inventé pour l'encourager, le droit d'auteur garde-t-il toute sa légitimité ? Nul doute qu'Universal Music n'osera jamais soulever cette question, même si la maison de disques devient elle-même victime de l'extrémisme imbécile auquel aboutit l'application la plus stricte des règles de protection des droits de propriété intellectuelle.

Universal Music devait sortir ce mardi l'album Careless World de Tyga. Mais au dernier moment, la filiale de Vivendi a contacté tous les distributeurs pour leur demander de tout annuler et de retourner l'ensemble des exemplaires à la maison de disques. Pourquoi ? Parce qu'une des chansons de l'album avait l'audace d'utiliser en fond sonore un extrait du célébrissime discours de Martin Luther King, "I Have A Dream", sans l'autorisation des descendants du pasteur.

Près de 50 ans après qu'il ait été prononcé, alors qu'il fait partie pour beaucoup du bien commun de l'histoire de l'humanité, I Have A Dream reste au sens juridique une oeuvre protégée par les droits d'auteur, que ses héritiers entendent monétiser jusqu'au dernier souffle du copyright, qui doit expirer en 2059.  La justice américaine leur a reconnu en 1999 le droit de faire payer une licence pour toute exploitation du discours de Martin Luther King (gageons que s'il l'avait écrit en 2012, Martin Luther King aurait mis son discours sous une licence libre, pour assurer sa plus large diffusion possible...).

En bon père-fouettard du droit d'auteur, Universal Music ne pouvait que s'incliner. La maison de disques a tout de même sorti l'album lundi sur iTunes, mais selon Dajaz1 la chanson a été amputée de l'extrait du discours de Martin Luther King.

(illustration : Wikipedia)


Publié par Guillaume Champeau,
le 21 Février 2012 à 11h10
Source : Numerama
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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 13:03

Article spécial ! car pour une fois il n'est pas de moi :)

On doit celui-ci à Nehoryn, artiste caméléon, qui avec justesse a résumé la situation que vivent et déplorent auteurs et auditeurs dans leur relation tumultueuse avec Jamendo. Un historique qui devrait aidé celles et ceux arrivés plus récemment sur Jamendo le pourquoi du comment de l'opposition de certains au système Jamendo, qu'ils ont pourtant un temps plébiscité. Bonne lecture ;)


"Il faut bien l'admettre, Jamendo est devenue une grosse déception, à tous les niveaux.

Tout d'abord, pour les artistes, qui avaient espérés il y a quelques années que cette plateforme s'impose tel un "facebook de la musique libre". Nous étions tous enthousiastes, les internautes participaient au mouvement, il existait beaucoup de sites libristes en ce temps-là

Puis la réalité est que Jamendo n'a rien fait pour soutenir une image stable et novatrice vis à vis des grands médias. Ce site n'a pensé qu'à sa gueule, et les artistes sont toujours passés au second, voire au troisième plan. Pourtant c'était sa véritable force, ce site aurait même pu se lancer dans une voie de label, créer une économie innovante, on s'attendait à des concerts (il y a dû en avoir 2 ou 3), on s'attendait à du nouveau, puis...

Ils se sont tournés vers les idées des autres erf ! Dès 2003, via une association, je lançais déjà cette idée d'une "cyber sacem alternative" (mais pas avec une licence pro plagiant honteusement la licence CC, en créant à long terme une société civile reconnue par le ministère de la culture, avec des revenus réguliers et conséquent pour la création), et quelques années plus tard c'est l'ami Djjefouille qui concrétisa ce rêve, baptisé AIMSA (No SACEM Inside !).

http://www.aimsalibre.com/

Quelques années après, Jamendo a repompé tout ça, avec fainéantise, en se lançant dans la voie du "licensing". Tout comme le fera le label US Magnatune, BeMySound, puis finalement beaucoup de monde. Le World Wild Web était enfin prêt à ce genre de business, plutôt sauvage (peu importe les conséquences).

Jamendo propose ce que AIMSA propose, mais en version payante. Quelle navrante déception. Surtout auprès des libristes, qui se sont tous cassés de dégoût ! Amertume vis à vis des bénévoles qui faisaient tourner ce site et qui ont été dégagés du jour au lendemain avec l'arrivée du premier actionnaire. Les initiatives à côté se sont littéralement figées, le site ratiatum qui faisait de la pub à des "artistes Jamendo" a tourné sa veste lorsqu'il est devenu numérama. Jamendo ça ne faisait plus sérieux, c'était dépassé. C'était un site centré lui-même comme il en existe bien d'autres sur la toile, avec un forum moins actif et probablement moins intéressant qu'un forum de gamers...

J'exagère pensez-vous. Hé bien lorsqu'il est question d'un simple article consacré de près comme de loin sur Jamendo dans un blog, le pdg se déplace en personne pour y répondre ! Fun, non ?

http://www.framablog.org/index.php/post/2011/10/04/librologie-jamendo

http://virginieberger.com/2011/02/la-face-cachee-des-creatives-commons/

Quant aux utilisateurs de ce site ? Agacés de voir sans arrêt les mêmes albums dans les tops, agacés de voir des statistiques bugguées, agacés de voir que les widgets fonctionnent une fois sur deux sur leur blog ou leur site, agacés de ne plus pouvoir entendre les musiques à cause du streaming défaillant, agacé d'attendre un nouveau forum qui ne buggue plus, un nouveau site, déçu de ne plus voir le côté "temps réel" qui avait fait le charme des débuts de cette plateforme, marre de voir des incompatibilités avec facebook (toujours obligé de retourner sur jam') ou de se taper des players flash qui ne sont pas toujours accessibles depuis certains mobiles... Et je ne parle pas de ces nombreux membres actifs qui sont partis à cause de la politique de ce site. Mais surtout, surtout, marre de voir tous leurs artistes favoris se casser ! Black Era, Dj Bouly, le dernier de David TMX n'est pas sur Jam', Eclectek s'est cassé pour ensuite revenir, Ehma (un artiste pilier) a masqué ses albums, Smokefish, Dom Brandt sont partis, et je ne compte pas les artistes US qui ont menacé de porter plainte...

Pour résumer ? Ce site s'est forgé une mentalité de merde, et il en paie doucement les pots cassés (...) En 8 ans d'existence, combien d'artistes ici ont fait l'objet d'un seul article dans un magazine spécialisé de la trempe des inrock' ? (à méditer)

-- -- -- -- -- -- --

Mon expérience avec ce site a été bénéfique, j'ai eu beaucoup de retours, mais ça a vite tourné au cauchemar dès qu'il y a eu la confusion entretenue avec le mot "libre" par ces petits génies du marketing. Gratuit ne signifie pas libre de droit. Je suis revenu timidement en 2009 pour faire du prosélytisme politico-libriste; début 2010 je masquais la plupart de mes albums, et début 2011 je clôturais mon compte. Ça va faire plus de deux ou trois ans que je ne suis plus réellement un "artiste jamendo" et je m'en porte beaucoup mieux !

J'ai découvert la communauté Soun-music qui m'a accueilli à bras ouvert, des gens d'une énorme gentillesse (ça change des sarcasmes habituels des admins Jamendo !). Il m'est arrivé de rencontrer un bug, le jour même c'était résolu. Une réactivité incroyable. J'ai découvert bandcamp, absolument génial, leurs players utilisent le html5 et ils peuvent être intégrés partout !! Tous les mobiles peuvent lire la zik sur bandcamp. Et puis bien entendu, je me suis mis doucement à Facebook, un outil qui, bien maitrisé, révèle toute sa puissance. En jonglant avec le tout, et bien on se sent pas oppressé avec les stats, on relativise, on se sent toujours entourés, soutenus, on ne rencontre aucun bug (ou ils sont très temporaires); et il n'y a plus besoin de spammer pour avoir des retours !

Cette année je n'ai jamais autant enchaîné les projets artistiques; pour dire ! =) Le plus gros est celui avec le producteur anglais, et j'ai bien fait de ne pas avoir mis ma musique "partout", car quand ça devient "sérieux", on peut vous demander de la retirer hein : ) Qu'on se rassure, si je dois signer un contrat exclusif, le reste de mon catalogue deviendra libre de droit, afin de protéger mes fans quoi qu'il arrive. Il y a des opportunités qu'on ne peut pas toujours refuser =)"

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 20:10

[Article Numerama]

Les dominos sont-ils en train de tous tomber les uns après les autres ? Sur 27 états membres de l'Union Européenne, 5 avaient déjà choisi de ne pas signer l'Accord Commercial Anti-Contrefaçon (ACTA) lors de la signature officielle organisée à Tokyo le 26 janvier dernier. Il s'agissait de la Slovaquie, de l'Estonie, des Pays-Bas, de Chypre, et de façon beaucoup plus importante, de l'Allemagne.

Depuis, six autres pays ont décidé de mettre en pause le processus de ratification de l'ACTA dans leur parlement national. Il s'agit de la Bulgarie, dont le ministre de l'économie a même proposé sa démission pour que la signature du pays soit symboliquement sanctionnée aux yeux du peuple bulgare, de la Pologne, de la République Tchèque, de la Roumanie, de la Slovaquie, et de la Lettonie.

L'opposition à l'accord se manifeste surtout en Europe de l'Est, comme le montre cette carte réalisée par Numerama :

C'est aussi en Europe de l'Est que les manifestations contre l'ACTA ont été les plus spectaculaires, notamment en Pologne ou en Bulgarie :

 

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 13:20

Petite vidéo d'une intervention de Pierre Gérard au Sénat, le 11 janvier dernier, lors des travaux de la Commission "Liberté d'internet et rémunération des créateurs". Je laisse à chacun le plaisir d'écouter la douce voix mélodieuse de Pierrot et de constater qu'il a toujours autant de mal à définir la notion de "musique libre".

Pour le reste, reconnaissons au moins que les questions principales ont été évoqué (la SPRE, la copie privée, la Sacem). Le seul problème c'est que Jamendo est une entreprise, avec sa vision du Libre, du droit d'auteur et de la rémunération des créateurs. Des associations comme Framasoft ou Musiquelibre.org étaient malheureusement absentent des débats.

Espérons que la Commission les convonquera ultérieurement...

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 11:48

sacem-cc(Publié sur Numerama)

Communiqué commun de l'Association Musique Libre et du collectif Revolution Sound Records dans lequel ils dénoncent la philosophie et la rédaction de l'accord passé récemment entre la Sacem et Creative Commons France.


"La SACEM et Creative Commons viennent d’annoncer la mise en place d’une expérience pour une durée de 18 mois, permettant aux sociétaires de la SACEM de « développer la promotion de leurs œuvres » en ayant recours, tout en continuant à confier la gestion de leurs œuvres à la SACEM, aux licences Creative Commons, option Non-Commerciale (CC BY-NC / CC BY-NC-SA / CC BY-NC-ND version 3.0 France).[1]
 
Jusqu’à présent, la SACEM avait toujours officiellement refusé une telle compatibilité.
 
Depuis leur création, le collectif Revolution Sound Records[2], l’association Musique libre ![3] avec sa plateforme Dogmazic[4] militent et œuvrent pour la reconnaissance et la promotion de l’usage des licences dites « libres[5] » ou ouvertes. Dans ce cadre strict, nous pouvons dire que la prise en compte de ces pratiques et outils juridiques par la SACEM semble être une avancée… si elle prend ces outils pour ce qu’ils sont : une philosophie du partage.
 
Toutefois, face à la forme que prend cet accord, nous ne pouvons être que critiques devant cet effet d’annonce de la SACEM, soutenu par la fondation Creative Commons et son chapitre français.
 
Critiques concernant le modus operandi pour arriver à cette expérience, car nombre d’acteurs du mouvement du Libre (associations, labels, auteurs, mélomanes) ont été exclus des débats, et leurs différents points de vue et expériences, les rares fois où ils ont été entendus, ont été ignorés.
 
Critiques concernant la base « juridique » de l’accord, à savoir la version 3.0 France des licences CC (licence en cours de transcription, avec une évolution plus que contestable vers une augmentation des responsabilités de l’acceptant[6]). Nous nous étonnons aussi de voir que CC France continue d’ignorer les nombreuses réserves à l’encontre de cette version, réserves portées par certains acteurs du mouvement du Libre (acteurs de terrain en prise directe avec les usages au quotidien des licences libres et ouvertes).
 
Critiques envers la volonté de la SACEM (avec le poids qui est le sien — celui d’un monopole de fait) de baliser la notion d’usage commercial au sein de ces licences, et ce en exonérant l’auteur de toute responsabilité. De plus, il apparaît clairement que cette définition engendre déjà des problèmes concernant certains lieux comme les bibliothèques ou les médiathèques [7], certains sites de diffusion portés par des association loi 1901 (Dogmazic, RSR…), certaines initiatives et certains outils (bornes Pragmazic[8], netlabels, web radios).
 
Critiques et prudents envers la dialectique employée par cette annonce dans laquelle l’utilisation de licences libres ou ouvertes est considérée UNIQUEMENT comme un outil de promotion, dont la gratuité serait le seul argument, remisant au loin la philosophie et l’éthique liées au mouvement du libre et portées par un grand nombre d’auteurs et de mélomanes promoteurs des licences libres ou ouvertes.
« Libre » ne signifie pas gratuit, mais implique un autre rapport entre le créateur et le public.
 
Pour nous, membres de collectifs, d’entreprises et d’associations d’auteurs et de mélomanes, la musique libre est partie prenante d’une réflexion autour des enjeux politiques, économiques, sociaux et culturels de la création et de la diffusion musicale. Elle n’est pas un simple outil promotionnel au service de l’industrie musicale.
 
Les termes de cet accord montrent que la SACEM ne sort pas de son conservatisme. La SACEM pose des limites qui rendront la libre diffusion presque inapplicable pour ses propres membres et qui vont apporter aux actuels usagers des licences libres et ouvertes beaucoup de confusion, entraînant par la même occasion une insécurité juridique fâcheuse pour le public.
 
Ignorant les fondements de la culture libre, la SACEM s’impose (avec l’aide hélas du chapitre français de la fondation CC) sur un terrain qui s’est construit sans elle. L’ère de la simpliste dichotomie « amateurs / professionnels » est révolue : la musique sous licences libres ou ouvertes a désormais accédé à la reconnaissance par sa qualité, son pluralisme et sa diversité.
 
Des efforts de pédagogie doivent être poursuivis afin de démontrer qu’une alternative est réelle, que la musique sous licences libres ou ouvertes (au-delà d’un moyen d’expression et de visibilité) est aussi un acte philosophique, parfois militant ou revendicatif.
 
Nous appelons le chapitre français de la fondation CC à s’appuyer de nouveau sur la communauté du mouvement du Libre, à nous entendre, à prendre en considération nos revendications ou idées d’évolution, à ne plus se murer derrière un silence hautain et surtout à ne plus parler en notre nom. CC France n’est pas l’unique dépositaire du Libre en France (pas plus que la fondation CC ne l’est dans le monde), et il existe bien d’autres licences utilisées [9]).
 
Par conséquent, nous continuerons à ne pas diffuser d’œuvres d’artistes sociétaires de la SACEM, y compris ceux ayant opté pour une licence CC, tant que la SACEM n’aura pas corrigé sa définition de la non-commercialité, et qu’elle limitera l’expérience à des licences faisant peser des risques juridiques sur les utilisateurs.
 
De plus, les nouvelles orientations de CC France vers une culture libre uniquement promotionnelle sont très éloignées de notre façon de voir les choses concernant le lien entre le donnant droit et l’acceptant. Nous refusons de plonger l’acceptant dans l’insécurité juridique qui découle de la déresponsabilisation de l’ayant droit. Cela nous oblige à exclure et à refuser toutes les œuvres placées sous une licence CC version 3.0 France.
 
Nous appelons les acteurs du Libre partageant nos points de vue et perspectives à réfléchir COLLECTIVEMENT à la mise en place d’outils pour donner un réel cadre éthique à NOTRE vision du Libre et pour permettre au mouvement des cultures libres d’être réellement représenté, afin de pouvoir peser dans les débats à venir.
 
21 janvier 2012
Le collectif REVOLUTION SOUND RECORDS
L’association MUSIQUE LIBRE !
 
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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 13:46

http://lapindesbaskerville.illustrateur.org/files/2012/01/planche_54_RGB.jpg(cliquez pour une meilleure lecture)

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